D'ordinaire, j'accompagne Georgette dans cette parodie de maladie qui la ramène au début d'elle. Et là, nous sommes dans une galerie à déambuler devant des clichés encadrés. Trop noirs. Et blancs. Stimulation. Je lui demande ce qu'elle en pense. Surprise. Elle paraît perdue quand elle me confie adorer toutes ces couleurs brillantes...
Le monde est chronométré. On achète des montres inutiles juste pour crâner. Car l'heure est partout. Un temps pour chaque chose. Et comme ces aiguilles, on tourne en rond. Tachycardie de secondes. Soubresauts de minutes. Les heures défilent. Parfois on se pose, pour faire une pause. Un instant. Mais nos téléphones ne nous laissent jamais tranquilles bien longtemps...
Je m'extasie devant l'écran. Merde. Pub. Je me retrouve obligé d'écouter cet idiot nous vendre sson esspertizze de nos sseveux. Ok. Pour réciter les
chaussettes de l'archiduchesse, pas simple. Mute. Je préfère écouter cet excellent
rappeur qui ne ferait pas mieux...
Jouons un peu à kikasamplékoi. Je veux surprendre personne en train de tricher, vous pouvez me sortir au moins 3 artistes différents, c'est facile comme tout.
Woh. Que cela fait du bien d'entendre des platines sur une galette de djs. Ça nous rappelle, à nous, auditeurs distraits, que cela reste quand même leur instrument de prédilection, à eux, les djs. C'est peut-être trop hip-hop comme vision du truc, mais j'en ai marre des mecs qui mixent les bras en l'air. Voilà. Le dee-jaying est un art et ces nantais savent le défendre. Mais attention, hein, n'allez pas imaginer que c'est un retour en arrière à l'heure de la muzik moderne. Non. Juste un contre-pied. Un développement de savoir-faire intéressant qui sait vivre avec son millénaire...
Car ici les sonorités sont diversifiées par ces doigts magiques. De l'harmonica par là. Une gratte funky par ici. Des voix toutes en résonances. Et des breaks arrangés de scratchs tout partout. C'est une jolie composition de son temps et non de la marqueterie du siècle dernier. Les basses tabassent et les cuts ne coupent en rien le talent. Un ep 6 titres qui pourrait amener les Coups 2 Crosses sur le devant d'une scène où l'on se fera un plaisir d'aller les voir. Ça nous changera de tous ces jeux de lumières et autres cubes démentiels, qui ne sont là que pour agrémenter des mecs qui bloquent sur des machines...
Bon, c'est vrai, faut avouer que je m'interesse à ce groupe depuis leur premier concert parisien... que j'avais d'ailleurs loupé et dont on m'avait dit tant de bien (hein Ari).
A bien y réfléchir, c'est d'ailleurs comme ça que commence de nombreuses belles histoires : sur une frustration, un regret, un fail.
C'est bête mais c'est très humain comme comportement : quand on se casse les dents, on a envie de recommencer, d'atteindre son objectif, de réussir. Cette notion est rangée dans un coin du cerveau, quelque part entre le désir et l'esprit de compétition. Proche de l'instinct de survie.
Ca s'applique à tout et à tous. Et donc à WhoMadeWho.
Besoin d'un peu d'air. D'une touche espace en plus. D'un téléphone d'urgence couleur ciel d'été.
Une petite heure de Jamaïque, histoire de dépasser ce gris…
The D.O.T, nouveau projet de Mike Skinner (The Streets) avec Rob Harvey (The Music).
La semaine dernière, en me promenant sur leur soundcloud, j'ai eu beaucoup de mal, mais au bout de quelques écoutes je commence à bien aimer…
Je suis en train d'admirer le travail de Sozyone. Cette voix dans mon téléphone me demande si je suis toujours là. Je lui demande de m'expliquer ce qu'il entend réellement par là. Il me répond, ici, avec lui. Ha ha ha. Très drôle. C'est que t'es quand même à l'autre bout du monde, mon pote...
Il est vrai qu'il nous arrive de ne pas lire nos messages. La marionnette de Denisot dirait désolé. Moi je n'ajouterais rien de plus. Parce qu'on a une vie, aussi, remplie de jobs, amis, familles et sorties. Mais, ce manque d'intérêt pour la NoLife 2.0 aurait pu me faire raté ce premier projet de Plb, un Ep offert en téléchargement libre, nommé Itinéraire d'un enfant qui n'aimait pas le sport. Décalage de ton dès le titre. Comme cette façon qu'il a d'interpeller le bloggueur distrait. En avouant aimer faire l'amour à des petits chats...
Ok, c'est pas que ça m'intéresse ou que je trouve la vanne bonne, mais l'originalité me fera toujours bloquer. La décalée, celle qui évite l'uniforme bon ton.
Tout ça me donne envie d'y jeter une oreille. Qui en ressort surprise. Le ton est donné : Boom-bap, égotrip sur boucles énervées, sens du bon mot et grosse passion. Les boucles sont bien faites et pas mal de punchlines m'ont arrêtées. C'est propre et doublement H. Itinéraire D'un Enfant Qui N'aimait Pas Le Sport est un excellent premier Ep de démonstration. Celui qui sert à montrer de quoi quelqu'un est capable. Ça, c'est fait. J'suis convaincu. Autant par ses talents de mc que de beatmaker. C'est du bon travail. Mais pour le prochain, j'espère que Plb nous montrera de quoi il est réellement fait. Il en est capable. Et je serais peut-être moins surpris.
Mon avis est donné : Affaire à (carrément) suivre...
La fin de l'espèce, le nouvel album du Klub des Loosers sort le 5 mars.
D'ici là, avec L'Indien, Fuzati nous lâche quelques punchlines :
"Comment vous dire :
Vos vies c'est nul comme une soirée d'entreprise,
T'étais bourré, t'es dégouté, tout le monde t'a vu serrer Denise,
Moi j'étais parti aux chiottes, avec la jeune Fanny,
Personne ne suce mieux qu'une stagiaire qui rêve d'avoir un CDI"
Perdu dans les détails de ma tâche, je percute que Fanch à l'air de
bloquer. Effectivement. Il essaye d'éplucher une pomme avec une
fourchette. Je rigole. Il rigole. On rigole. Ensemble. Je lui donne un
économe. Il parait surpris. Je lui dit que c'est pour éplucher la pomme,
là, devant lui. Et il attrape cette banane, là aussi, devant lui...
N'en déplaise aux petit gars de la grosse pomme, le Hip-Hop est une culture mondiale dont ses artisans ont su gommer les frontières trop réalistes. Partout en ce bas-monde, des homies grattent le béton pour voir ce qu'il y a en dessous. Et partout ils se font mal. Les cicatrices peuvent prendre de la valeur si elles sont exhibées comme preuve d'une authenticité ? Non. Mais elles peuvent devenir un historique de quelque chose. Apparemment, ces hollandais ont compris la leçon. Toujours plus que certains bisounours West Coast qui font semblant d'avoir très mal...
Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, ce son tue et fait partie d'une galette à s'offrir absolument, épiphanie ou pas. Hommage évident au famous Illmatic du grand master Nas (mon pote, je crois, non ?)...l'ex membre des Slum Village nous produit donc une mixtape riche, street et old school, aux odeurs du bitume de Detroit. Down man !! ça faisait bien longtemps qu'un album ne m'avait pas procuré tant de plaisir auditif...je me rappelle de ce mec sur scène avec son acolyte T3, il transpire le hip hop pour notre plus grand bonheur. J'espère que vous apprécierez...
Certaines chansons font un bien fou.
Bousculent. Poussent. Renversent. Celle-ci brise portes, fenêtres & convenances, histoire d'aérer un récit jusque là sans musique. Un rayon de soleil pour jour d'hiver.
Tedji, j'avoue, je viens de le découvrir grâce à Pièges de Freestyle. Tedji tient une espèce de blog, c'est un compliment, où il est question d'auto-promo traitée avec fraîcheur et pigmentée de références musicales très solides : Radio Snouze. Tedji possède un flow de malade et un humour en rapport. Tedji offre beaucoup de projets en rapport, également. Dans un de ses billets, Tedji vous parlera même d'un gros Melon qui n'est, finalement, qu'un fils de pulpe. Tedji sait aussi se foutre de toute morale...
C2C cartonne. Ce clip a bien tourné sur le web (je dois être le seul à le découvrir), leur EP sort le 23 janvier, leur concert du lendemain à la Gaité Lyrique affiche complet... Mais on trouvera l'occasion de se rattraper avec les festoches cet été puis les clubs cet hiver.
Rien de vraiment original, mais une recette toujours aussi efficace : des images qui claquent, un gros beat ravageur, un flow de ricain et un lâcher les violons...
On attend déjà le nouvel album de Belleruche. Pour nous faire gentiment patienter, le groupe vient de lâcher Stormbird. C'est accrocheur. C'est bête comme tout, mais j'aime ce petit effet stéréo, ce son qui tourne d'une enceinte à l'autre.
Son silence. Mon silence. Noyés dans ce silence, près de ce lac. Tout ça est précieux. Trop rares sont les parenthèses. Je fais une pause dans ma lecture : un groupe de petits connards se pointent en braillant. Fermée, la parenthèse...
Dans la série des freestyles qui déboîtent. Piège de Freestyle revient en format court et souhaite provoquer un buzz en rebondissant sur des sujets de société et d'actualités. Intéressant. L'idée est de partager le mic et ses idées. Pour le n°1, "rap & médias", on y retrouve 6 mc's sur un son de Logilo, pour un résultat super frais qui décrasse les enceintes. Pour le n°2, ça sera quand y aura la thune ? Ok. Mais vite alors...
J'observe Eugénie. Puis son assiette toute pleine et presque froide. Elle me dit qu'elle a mal à sa vie, et que ça fait mal au ventre. Je souris. Car il faut sourire. Et puis ça la calme, Eugénie. Son immense sourire ratatine son visage en un pruneau heureux. Elle m'avoue doucement se détendre. Parce que son pareil, il est calme, pour l'instant...
Connasse veut me la faire à l'envers. Je jette donc ce paquet qu'elle vient de me confectionner en exigeant être remboursé. Dans cette moitié de magasin bondé, c'est soudain le silence. Elle me dit que je suis désagréable. Je lui répond que c'est pour m'assortir à son accueil. Quelqu'un rigole. Je ne sais pas qui. Je suis déjà loin...
Yo. Grande forme pour le récent vainqueur du Buzz Booster d'Île de France (avec son compère Gaïden) qui nous propose des petites sessions à l'ancienne. Une face B, un couplet et une vidéo. Histoire de nous faire écouter son flow de malade. Bon, ok, le format commence à être reconnu en ce moment. Mais ici, Yoshi Di Original sait nous la faire avec fraîcheur et humour, alors j'adhère grave. Prenez note, on en est au deuxième épisode...
Ooooh, un son de Jimmy Cliff ?! De son nouvel EP ?! Ça sent le commercial ou le bug de l'an 2012 chez MGZ...rien de tout cela ! Ce titre est sorti d'un autre temps et sonne comme rarement. Du bon son roots reggae pour les brigands de Brixton.
Pour 2012, comme depuis 14 ans, "j'veux d'l'amour pour tous ceux qu'en donnent et puis franchement les autres j'm'en bats. Si on t'demande qui dit ça, tu réponds..." MGZ, tu peux pas t'tromper!
Fabe & Koma - Tu peux pas t'tromper [Détournement de son... / 1998]