Black Star, alias Talib Kweli et Yasiin Bey (connu précédemment sous le nom de Mos Def) reviennent avec un nouvel album, prévu pour 2012, soit quatorze ans après leur premier (Mos Def & Talib Kweli are Black Star), et balancent un titre pour ceux qui auraient du mal à attendre.
Black Star(Talib Kweli et Mos Def) - Fix Up( album à venir, 2012) [mp3]
Elle me lâche, l'air de rien, une pure lapalissade. Je lui réponds qu'elle n'a pas tort. Elle me dit qu'elle a raison. Je rétorque que c'est pas faux. Elle me dit que je suis dans le vrai. Je trouve qu'elle a l'air d'être ailleurs. Et je n'ose imaginer de quoi j'ai l'air...
C'est pas sérieux. Je commence mon service tout déchiré. Mais ma blouse est impeccable. J'entre dans la salle à manger. J'hallucine. Une forêt de petits vieux se tourne vers moi. Je pourrais lancer un bonjour à la volée. Mais je vais d'abord me servir un café, impressionné...
Mardi soir à St Brieuc, température douce et herbe forte. Direction La Passerelle pour un concert qui me fait saliver d'avance : Ursus Minor. Un quatuor habité par les mélanges audacieux. Avec un troisième opus, I Will Not Take But For An Answer, clairement tourné vers les rythmiques urbaines, leur musique commence à gravement coller avec mes envies. Et leur prestation live dans tout ça ?
Les yeux revolvers, c'est un peu comme Windows95 : ça fait bien longtemps qu'on fait beaucoup plus puissant. Les minettes, de nos jours, portent des lunettes de soleil bien trop grande pour leur visage. Mais ce n'est que pour nous sauver de leurs (nouveaux) regards brûlants.
Je grimpe ces marches qui me paraissent plus tordues que d'habitude. Je
reviens de chez un pote pour sonner chez un autre. J'ai les yeux rouges
et l'impression de sentir encore l'herbe. La porte s'ouvre. Ici, ça sent
la bière. Mais les yeux sont tout aussi rouges...
Ecoutez moi ce son en ce début de week-end...ça vous donne pas envie de vous bouger ?! Moi, si ! Il est tiré de l'album Zebehazy Summer qui est une perle comme on en fait peu...l'opus nous propose un savant mélange de hip hop acoustic, de soul et de funk, voir de disco. Cette galette sortie cet été est à mettre entre toutes les mains.
Truc de fou ! Aujourd'hui, j'ai reçu un mail promo intéressant. Quand je dis ça, ne me prenez pas pour un gros connard blasé, ce serait une erreur.
Non, c'est simplement qu'on est spammé au quotidien par des promos qui ne font aucune distinction entre les artistes qu'ils "défendent" et les blogs qu'ils ciblent.
Un beau travail de merde.
Mais revenons à l'essentiel : le Scratch Bandits Crew.
En regardant cette vidéo, je vois ces mecs comme des cousins. Tu sais, ceux qui ont a peu près notre âge, qu'on voyait presque tous les étés et des fois pendant les vacances. Ouais, au fond, on peut dire qu'on a un peu grandit ensemble, on a les mêmes bases. Donc forcément, on les kiff, on a envie de les faire connaître.
Paraîtrait que c'est un garçon sauvage. Son daron tatoueur lui a d'ailleurs offert toute la panoplie. Sauvage dans les stéréotypes, ça c'est certain. Ma culture, n'est pas leur vision consumériste du TOUT-tout-de-suite. Ma culture s'est construite lentement, dans les bas fonds que ce mec met trop en avant. Comme la certification d'un truc. East 1990 ? Pile l'année où j'ai découvert ce qu'il résume en une caricature trop limitée. Allez mec, soit pas insultant. Remets ton t-shirt.
Ce soir, place à la nouvelle édition des Tight’en Up 2011…les précédentes années, chaque concert se tenait au Cabaret Aléatoire. Eh bien, ce soir, le concert aura lieu au Nomad Café. Ca fait bien longtemps que je n’y avais pas trainé mes guêtres et c’est donc avec plaisir que je retourne dans ce lieu géographiquement isolé, mais toujours créatif. Pour l’affiche, il s’agit du groupe soul The Excitements…MGZ vous livre ses impressions…
Des bourrasques de zef ont meublé mon silence. Les baskets dans le sable, je ne désire qu'une chose : Plonger dans ses yeux. Ou, à la rigueur, dans son corps. Elle semble attendre. Allez, je me lance : Ça te dirait de ? Cette fois, c'est son silence que le zef a meublé...
Premier soir de la devenue traditionnelle Break Series du Cabaret Aléatoire version 2011. Ce soir, ce haut lieu de la musique urbaine a le plaisir de nous faire partager un concert exceptionnel puisqu’il s’agit de la venue d’un membre imminent du Wu Tang, à savoir The Chef aka Raekwon. MyGoodZik y était et vous en dit quelques mots…
Pour faire suite à Speech Therapy, le nouvel album de Speech debelle est annoncé pour février chez Big Dada (Dels, Roots Manuwa,Wiley). Il s'appellera Freedom of speech et le premier single est d'ores et déjà disponible en écoute, en vidéo et en téléchargement gratuit.
Fin de festival pour la Fiesta des Suds édition 2011 en cette date exceptionnelle en France pour le nouveau projet du prodige Damon Albarn, Another Honest Jon's Chop Up, entouré de Flea (bassiste des Red Hot !, faut-il encore le présenter ?), Tony Allen pour les pointures et de nombreux artistes africains. Cette affiche particulièrement alléchante aura-t-elle tenue ses promesses ? MGZ vous donne ses impressions…
Tom Waits, que j'apprécie tout particulièrement, est de retour avec Bad as me. Le crooner californien s'est fait attendre, ne sortant aucun "nouvel" album pendant 7 ans. Sur le clip de Satisfied, rien ne change, on retrouve le vieux Tom exactement là où on l'avait laissé. Son timbre et ses instrumentations sont exactement les même et ça fait du bien. Son côté immuable rassure. On aurait presque l'impression d'entendre un revenant. Grof kiff.
Nous tchatchons. Enfin non. Nous tchatons. J'ai mal au crâne. Il me laisse entendre lire que je ne comprends jamais rien. C'est souvent vrai. Je tape fort sur les touches. Surtout quand j'en ai rien à foutre...
Ce rendez-vous me prend le chou. J'y vais à reculons. Et c'est pas simple. Clique, bip, claque et vroum. Je me demande où je m'engage et m'interroge sur la conduite à tenir. Et mon GPS ne me propose que sa solution...
Vous le savez, sur MGZ on aime bien L. On l'a d'ailleurs suivi dans le cadre du Prix Constantin. C'est une artiste entière, habitée et qui arrive magnifiquement à nous faire ressentir ses sentiments à travers une plume subtile et délicate. Une grande artiste en devenir, nominée pour le Prix Constantin et lauréate du FAIR, du Prix Félix Leclerc et du Prix Barbara, tout ça dans l'année. Son opus, Initiale, je l'ai apprécié pour la plume mais j'étais resté sur ma faim quand à son orchestration, un peu trop en retrait à mon goût. Une forme trop effacée par rapport au fond.
C'est pour cela que j'attendais de la voir sur scène, et je dois dire que je n'ai pas été déçu...
Tiens, c'est bon ça, me dit-elle, on dirait les Doors. En effet dès le premier titre du disque (Money mama) on retrouve un son que l'on pourrait attribué à Ray Manzarek (l'organiste des Doors). On découvre également à mesure que les morceaux s'enchaînent une voix de crooner qui n'est pas sans nous rappeler Elvis et je suis, dès la première écoute, charmé à titre très personnel par cette ballade.
Cette grosse claque ! Dire que c'est un projet de fin d'études d'un -pour l'instant- anonyme notoire : Or Bar-El, tout droit sorti de l'école : the Bezalel Academy of Arts & Design, à Jérusalem/Israël. Et le très bon Dror Goldstein à la batterie pour animer l'ensemble. C'est du tout bon !
Ça y est, l'automne est installée dans son cocon de feuilles mortes, l'heure a même changé. L'ambiance est à l'orange mordoré d'une lumière extasiante. Cette période me rend un brin nostalgique tout en me réchauffant le cœur. Alors je m'installe dans un coin de mon sofa avec un bon bouquin. Je passe du rhum au whisky. J'écoute également plus de jazz, plus de folk aussi. Des musiques plus calmes, faites pour se poser.
Un qui a su retenir mon attention, c'est Ben Howard. Son premier opus, Every Kingdom, est l'exact reflet de ce que j'attends pour compenser la fraîcheur qui arrive...
J'aime la folk quand elle est énergique, quand elle s'acoquine avec le blues, quand elle drague plus qu'elle ne gémit, quand elle est personnelle et surtout quand elle est libre dans ses arrangements. C'est ce qui m'a frappé de suite avec cet anglais surfeur dans l'âme. La profondeur de sa musique. À l'image de sa pochette, cet album possède un son planant qui t'enveloppe carrément. Un gros travail d'enregistrement. Impeccable pour un genre qui sait si bien se caricaturer à un chevelu-guitare-sèche-devant-une-cheminée. Ben Howard, en construisant sa carrière avec de très nombreux concerts, sait que seule l'authenticité compte. Et il nous livre ici 10 titres dans un ensemble très cohérent. J'ai lu ici et là qu'il avait beaucoup réfléchi à la composition de ce premier disque, notamment sur l'intérêt d'y intégrer des chansons trop anciennes. Il délirait d'ailleurs beaucoup sur l'idée d'appeler un premier opus, Greatest Hits. Apparemment, il a su faire un choix. Every Kingdom est écoutable dans son intégralité technique et aérienne, aucun décalage, jamais. Car ce songwriter semble connaître l'art d'équilibrer ce qu'il nous propose. Ici, un délicat arpège, là une chorale, parfois rythmé, parfois plus lent, Ben Howard distille son tapping avec sincérité. C'est ça que j'ai aimé dans cet album. Ce mec n'en fais pas des tonnes, il privilégie toujours l'émotion.
Connard me colle au cul, l'air bien énervé. Au feu rouge, je descends de bagnole. Juste pour comprendre. Connard sort aussi. Juste pour m'étendre. Tiens, non. Connard me demande si je cherche la merde. Je lui réponds que je cherche plutôt ma route. Et je me plante devant lui, bras croisés, regard braqué. Connard affirme que je ne sais pas qui il est. J'affirme m'en foutre. Et complètement. Connard rentre dans sa bagnole...
Apéritif. Et mauvais shit. Je ne connais vraiment personne. Et ça fait une bonne heure que je refuse tout ce qui tourne. Socialisation. Je fourre ma main gauche dans ma poche droite pour attraper mon herbe. Qualité moyenne mais beaucoup bavent déjà. Oké. Je décide de laisser l'extra mexicaine dans ma poche gauche...
Le rap français. Je n'ai jamais cru qu'il était mort. Mais je l'ai parfois détesté. Pour moi, il représente la musique d'une culture sans limites ni frontières. Un truc dans mon être qui m'anime depuis plus de 20 ans. Ça cogne boum-bap là-dedans. Comme si Biggie n'était jamais tombé. Les rencontres et les découvertes perdurent, et la trentaine dépassée, je suis bien conscient qu'elle m'a évité l'enfermement (au sens figuré) d'une vie toute étriquée. Et justement, le rap français l'a été, parfois, tout étriqué. Putain de violons. Mais ces années d'errances diverses sont loin de mes oreilles, dorénavant l'élan l'emporte, mais je regrette souvent que Skyrock puisse encore exister...
ok.
Je ne suis pas un bon thugz. Je n'aime pas renifler la merde des autres. Mais j'y suis obligé. Pas le choix si je veux découvrir des merveilles pour régaler mes oreilles. Et depuis quelques temps, une saveur originale émane des vents du nord avec des petits featurings annonciateurs d'un truc intéressant. Les vibes sont excellentes et correspondent beaucoup à ce que j'attends du rap français : Histoires vraies rappées par des gens vrais sur des beats frais. Aussi je m'intéresse à ce label, Welsh recordz, et attend la sortie de cet opus qui s'annonce terrible. Et, la semaine dernière, je le reçois enfin. The Saoul Brotherz, tu m'étonnes. Dès le départ, les bonnes basses t'attrapent la nuque et jouent avec. Musicalement, j'adhère de suite. Au menu, réunion de mc's du nord (Veerus, Cosmos, L'oreille Cassée...) et d'ailleurs (Baste, Dees Chan, Greg Frite...) sur des beats cuisinés aux petits oignons par 2 beatmakers locaux, Mr Ogz et i11Heaven. Et le résultat est délicieux. Les beats sont riches de samples et boucles originales. De quoi affronter cet hiver qui s'annonce morne. Les messages sont sincères et parsemés de punchlines qui déboîtent. Versant social ou égotrip, la qualité des plumes est toujours présente. Jolie sélection messieurs. L'ensemble respire un taff fabriqué à l'ancienne. Authentique, quoiqu'il en soit. Garni de petites interludes magnifiques.
Ouhhhh...
Support dat good shit ! Amateurs de rap français, investissez, ou soutenez ce label artisanal de grande qualité : http://www.welshrecordz.com/ C'est mérité !
Mr Ogz & i11Heaven Ft. Veerus - Cicatrices de mon époque