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31/08/2011

Orelsan > 1990

Un clip qui ravira les amoureux du Papy Style qui nous est si cher sur MyGoodZik.



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30/08/2011

Soul Clap >Lonely C

En fait j'ai bloqué. 
J'ai regardé ce clip, il y'a... pfff... longtemps. Ouais, un truc comme ça. Et puis c'est toujours la même histoire. J'oublie. Le temps passe... Je (re)découvre ce titre. Et je bloque. A nouveau. 




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29/08/2011

Anthony Joseph & The Spasm Band >
She is the sea

Vive la rentrée !
Même si je n'aime particulièrement cette période de l'année (parlons ici d'euphémisme), il faut avouer que le mois de septembre nous reserve quelques pépites musicales. 

Mardi 13 sortira Rubber Orchestras, le nouvel opus de l'excellentissime (rien que ça) Anthony Joseph ! Deux ans après Bird Head Son, le poète anglais revient, accompagné par Jerry Dammers, l'ex leader des Specials (que j'avais pour ma part découvert avec Snatch et le titre Ghost Town).

Pour mieux présenter Anthony Joseph, je reprends LeMathieu qui le décrivait ainsi après l'avoir vu au festival des 3 éléphants : "Ce Britannique, figure de la littérature noire, poète, romancier et musicien, chante et parle sur un afro-jazz funky déployé par le bien nommé Spasm Band. Des brûlots groove qui font pensé à Fela Kuti, James Brown ou Funkadelic, une sorte de Léopold Sédar Senghor sous influence Isaac Hayes, les référence ne manquent pas mais l'énergie déployée est vraiment énorme."




Prochaines dates : 15 septembre au New Morning et 30 septembre à Marsatac.

Site officiel | Fanpage

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Gonzales :::: Le Son Du Jour #417


Éclaboussures.
Dès les premières notes, un banquier apparaît.
La pub tâche, salit tout, même nous,
dans nos tee shirts tout nikés








Gonzales - Overnight (Solo piano, 2004) [mp3]


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28/08/2011

Kae Sun ## Neurastézik /256


Sous mon parasol, la plage. Les yeux dans les vagues car mes lèvres sur le joint. Et dedans, c'est top. Je plonge. De fonfon, je passe à torchon. Qui se mélange. À sa serviette...


Kae Sun - Weh-Weh (Outside The Barcode Ep'11)[mp3]

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27/08/2011

Ski Beatz :::: Le Son Du Jour #416



Une impression de flottement. Comme si l'air était plus léger, qu'il arrêtait de m'écraser au sol, qu'il avait décidé de relâcher la pression de mes épaules, qui se mettent instantanément à frissonner sous ce coton synthétique…
Solitude désespérante, froide ; écran brillant et papier glacé.
Street walking en moon boots








Ski Beatz - Moon Walking (feat. STS) (24 Hour Karate School part 2, 2011) [mp3]

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26/08/2011

Torkelsen ## Neurastézik /255


Musique dans mon téléphone. Et écouteurs dans mes oreilles. Tout parait plus chic. Comme si de simples notes pouvaient embellir l'univers. Ou mon petit monde. Je souris, intérieurement, et je me demande si ça se voit. Chaque question possède sa réponse. Et ce beat de Torkelsen qui me perturbe. C'est sans la moindre solution...


Torkelsen - Pub Bass (Torsnes Beats Vol.1 LP'11)[mp3][Free @ Bandcamp]
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25/08/2011

Rimcash :::: Le Son Du Jour #415

Exactement. Et ne me regarde pas comme ça, ton style, j'en ai juste…








Rimcash & Didaï - Rien A Battre (Rimcash solo) (MothaFuckaMoock Vol.02, 2011) [mp3]

Téléchargez MothaFuckaMoock Vol.02, ils arrivent même à sampler Robert Miles !

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23/08/2011

Jon Hopkins ## Neurastézik /254


Je compte un par un les volets fermés de mes contemporains endormis. Comme si cette merde quotidienne nécessitait la moindre préparation physique. Je baille, tire une taffe et tousse. Dans mon dos, à savoir dans mon lit, j'entends qu'on s'agite, mais sans moi...


Jon Hopkins - Insides (Insides LP'08)[mp3]


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22/08/2011

Gasandji | Gasandji

Comment écrire une chronique lorsque son imagination est sèche ? J'ai bien essayé quelques lubrifiants littéraires du genre Benacquista, Palahniuk, Brink ou Dantec. Mais rien. De plus. J'ai l'impression de m'être intégralement vidé dans cette grosse nouvelle qui mériterait d'être étoffée. J'ai l'étrange sentiment que ma matière grise ne fonctionne que pour cet écrit. Statut bloqué. En réflexion. Pénible. Parce que écrits étudiants et musicaux se bousculent sur mon calendrier. Parce que Gasandji. Parce qu'elle sort un superbe premier album éponyme mi-septembre...
Je me dois d'en parler. Non pas parce que la date approche, mais parce que cette profonde voix de velours m'a accompagnée tout l'été. Elle a su bercer ma chaise longue et animer mes barbecues. Elle a su chauffer ma femme et chasser les nuages. Elle a su m'envoûter. Je suis tombé sous le charme de sa musique. Des notes africaines qui teintent une sensualité vocale très jazz. Ici, la voix fait partie de l'orchestration. Les arrangements s'adaptent. Ou bien sont ils séduits, eux aussi ? Peu importe. L'ensemble respire la vérité d'un soleil couchant. Tu sais, quand on se sent très petit face au truc. Rhaaa, si je pouvais trouver la tournure parfaite pour mieux convaincre. Mais je manque d'imagination, en ce moment. Pourtant cet opus le mérite. Réflexion. Ça y est ! Une image me vient à l'esprit : La paisible moiteur d'un carbé guyanais. Un hamac qui se balance et L'Approuague qui coule, tranquille, vers l'océan...


Gasandji - Elle Ne M'a Pas Dit

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21/08/2011

Rewind > Bach in the days


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20/08/2011

Starlion > Pour Mon Polo Usle

"Bâtard, la rue c'est maman, ouais, c'est ça..."


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16/08/2011

Macklemore x Ryan Lewis > Wings

"I touch the net, mama I touch the net, this is the best day of my life!"


Voilà une vidéo qui ravivera les souvenirs des amoureux du ballon orange. On la doit à notre contributeur mystère qui e enfin trouvé un pseudo : Riddler. Enjoy!


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14/08/2011

Me Myself and I > Marvin Gofin


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12/08/2011

Wiley | 100% Publishing

Disclaimer : ceci est une chronique (sisi) d'album subjective.



C'est lourd, compact, intense. Ca s'appelle 100% Publishing, et c'est le 7ème album du talentueux Wiley. C'est propre, travaillé, léché, carré. On est pas obligé d'aimer, mais c'est authentique. En même temps, c'est riche et varié, donc ça peut plaire à pas mal de monde. C'est rythmé, rapide, ça secoue la tronche. Et pas que. Les basses sont lourdes, la voix ultra claire, le flow précis. 1OO% Publishing s'écoute fort, entre couilles, ou en bagnole, à fond. En fonction des titres, l'album me détend (Younge Street, Up There...) ou me donne la pêche (I Just Woke Up, 100% Publishing...), suffit de choisir. En bref, c'est un de mes gros coups de coeur de 2011.


Wiley - Boom Boom Da Na

Label BigDada | DeezerNumbers in action (clip)
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Shabazz Palaces pour Noisey

Les mecs de Vice sont encore en train de lancer un truc…

Plus d'infos sur Noisey. Ça promet en tout cas…
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11/08/2011

Festival Jazz des Cinq Continents :::: Last Day - Dhafer Youssef - Return to Forever



Sixième et dernier soir d’un Festival de Jazz des Cinq Continents à la hauteur de sa renommée. Cette édition aura été riche en pointures, en émotions et musicalement très ouverte. Le public est venuen nombre et ne s’y est pas trompé. L’affiche de ce dernier soir me fait saliver : Dhafer Youssef Abu Nawas Rhapsody, en première partie, puis le grand retour (désolé pour l’euphémisme et la littote internationale !) du groupe Return to Forever avec tous les plus grands…MyGoodZik ne pouvait passer à côté d’un tel évènement…




Dernier soir donc, avec un sentiment partagé, il faut l’avouer, de tristesse (eh oui, c’est la fin des concerts de jazz de haute volée dans ce cadre magnifique etc…) et de satisfaction (difficile d’allier des journées professionnellement très chargées avec des concerts chaque soir, des photos, des articles etc…). Bref, voici ce fameux soir tant attendu.



Tout d’abord, c’est au Dhafer Youssef Abu Nawas Rhapsody de faire son entrée. Le groupe est compsé de Dhafer Youssef à l’oud (chouette, ça va être une vraie méthode pour que je me remotive à prendre le mien !) et voix, Tigran Hamasyan au piano, Chris Jennings à la contrebasse et Mark Giuliana à la batterie. Sourire rayonnant de Dhafer pour débuter le concert accompagné de vocalises puissantes, voire viscérales.



Le ton est donné, les musiciens sont venus pour tout donner. Son oud, une fois sorti de son étui patchworké rappelant ses nombreux voyages, ajoute la couleur orientale à la tonalité employée. Pour autant, la leçon n’aura jamais vraiment lieu. En effet, même si l’instrument nous en fait voir de sa superbe, Dhafer ne fera pas preuve d’une dextérité déconcertante.



La surprise était ailleurs…du côté des touches blanches et noires de Tigran. Ce pianiste a signé en 2010 un album que je vous recommande vivement (même si je n’ai pas encore eu le temps de vous en faire profiter) A Fable. Il y a une classe de musiciens qui arrive à nous procurer des émotions hors normes avec un phrasé résonnant au plus profond de nous. Ce langage qu’il a avec son instrument devient alors instantanément universel et enivrant.



Eh bien Tigran, pianiste arménien de 24 ans seulement, fait partie de cette trempe. Ce soir, le jeune prodige nous livre un vrai récital en compagnie de ses acolytes et vole complètement la vedette à Dhafer. Concentré, nerveux, engagé, survolté et passionné, Tigran recueille l’unanimité du public et me conforte dans mes premières impressions. Tout simplement majestueux.



Après ce ravissement musical, un tour de plateau et le public s’éveille pour accueillir les pointures du Return To Forever, à savoir Stanley Clark, Jean Luc Ponty, Chick Corea, Lenny White et Franck Gambale. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous retracer les parcours de chacun (je n’ai de toute façon pas assez d’encre sous mon clavier !). Autant dire qu’avec des pointures de ce type, le niveau sera immanquablement très élevé.



A peine un morceau pour les photos, il faut faire vite…ensuite, ce sont les autres sens qui prendront le pas. Les années passent et cela se voit, mais les compères ont pour autant de bonnes mines et leur musique reste. Le jazz-rock proposé fait évidemment appel aux années glorieuses du Return To Forever. De nos jours, ce son si particulier n’est plus monnaie courante. Il est donc bienvenu de se rafraichir la mémoire en prenant part à ce revival.



Sans vouloir attribuer les bon et les mauvais points (mais c’est pourtant ce que je m’apprête à faire !), chacun, intrinsèquement, est à la hateur. Attention, je ne juge que la prestation du soir, non l’artiste, tellement chacun a fait ses preuves à de multiples reprises et m’a enchanté dans des formations aussi variées que Mahavishnu, en trio, sur des B.O. etc…Bref, j’admire ces musiciens, mais je suis au regret de constaté que le plaisir sur scène est assez hésitant.



Chacun se regarde, se cherche (se trouve parfois), mais aucune alchimie (pourtant, ils se connaissent bien…comme quoi !). Il manque les envolées à l’unisson d’un groupe soudé, convaincu, voire possédé. Non, ils sont venus pour se faire plaisir et je dirai que la leçon n’état pas maîtrisée. Comme des premiers de la classe à qui il est difficile d’attribuer une mauvaise note…peut être la relâche de l’été, voire d’une retraite avançant à grands pas. Bref, j’avais probablement placé la barre trop haute pour l’évènement (non pas pour les artistes, je le répète
).



Stanley s’impose en maître de cérémonie et en impose par sa taille, sa prestance, sa classe et son jeu. Il survole le concert. Ses solos sont divins et seul lui a pu me faire décoller. Jean-Luc est en retrait, malgré quelques interventions remarquées alors que Chick supervise le tout du haut de ses claviers. Franck alterne entre guitares électrique et acoustique.



Quelques solos (avec sweep – étant détenteur du brevet ! – en acoustique, s’il vous plait !). Lenny nous gratifie de son talent sans se déboiter l’épaule. Bref, l’apothéose n’aura pas lieu, même si certains passages auront été particulièrement appréciés (chapeau pour les reprises du fabuleux album acoustique The Rite Of Strings). Une légère déception pour cette fin de festival, mais que de bons souvenirs en tête : Le génialissime Monty et band pour des reprises de Bob, le marquant Tribute To Miles, la délicate et magicienne Youn Sun Nah, le foudroyant Trombone Shorty !

Le Festival de Jazz des Cinq Continents est dorénavant une valeur sûre pour tout amateur de jazz et/ou tout simplement de musique. Merci aux bénévoles, aux organisateurs, aux techniciens, aux relais presse, aux sponsors, évidemment aux artistes et bien sur au public venu en nombre pour cette édition 2011. A l’année prochaine sans nul doute !

PLAYLIST AOUT 2011


Orelsan > En attendant les Sirènes 2

Un freestyle assisté par ordinateur...
Pas mal comme concept. Et puis ça correspond bien à ma phase "video clip game". Une nouvelle fois, Orelsan m'interpelle. Il débarque, transparent, avec sa gueule de rien et ses textes gonzo-schtroumpfy et fout un joyeux bordel dans les paradigmes du rap. Il titille, dérange, sait s'entourer et surprendre. Ca me plaît.


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10/08/2011

Festival Jazz des Cinq Continents :::: Day Five - Youn Sun Nah - Winton Marsalis



Cinquième soir au Palais et c’est avec curiosité que j’aborde les concerts de ce jour. Au programme, la chanteuse révélation Youn Sun Nah puis la classe du grand Winton Marsalis. Bref, du beau linge à étendre sur la corde de jazz, mais resterais-je séché ? Je vous en dis un peu plus…



Comme je vous l’avais décrit et cela a tendance à se confirmer, le Festival, fort de sa réputation, fait Palais comble. Contrairement à la furie du samedi et après la pause du dimanche, ce lundi se veut beaucoup plus classieux ; programmation oblige. Le rideau se lève sur la belle coréenne Youn Sun Nah accompagnée par un seul guitariste, mais pas des moindres, Ulf Wakenius. Voici quelques repères : (honneur aux femmes) Youn Sun Nah, artiste coréenne, a étudié le Jazz et la chanson française à Paris. Elle est rapidement remarquée par le contrebassiste Jacques Vidal qui l’invite à participer à son album Ramblin en 1999. Après de nombreux albums, plébiscités par la presse spécialisée, et récompenses, sa collaboration avec le label allemand ACT (j’adore ce label, rien que pour les albums de Nguyen Le) lui ouvre de nouvelles perspectives : elle tourne de plus en plus en Europe, en duo avec le guitariste Ulf Wakenius. Ce dernier, connu surtout pour avoir été le guitariste du légendaire quintet d’Oscar Peterson pendant plus de dix ans, est considéré comme l’un des meilleurs guitaristes Jazz contemporains. Ils sortent en 2009 l’album Voyage qui est récompensé par le Prix du Meilleur Album Jazz 2009 en Corée du Sud. La même année, elle se voit décorée du titre de Chevalier des Arts et des Lettres…rien que ça !



Le décor étant planté, et ce, malgré une légère brise azuréenne, la soirée peut débuter par ce rayon de soleil tant attendu de tous. Guitare acoustique de luthier du plus bel effet pour Ulf (à son nom), et après une belle démonstration de finger picking rythmé de quelques claquements sur le bois tendu de sa guitare, la belle fait son apparition. Elle semble timide, recroquevillée sur elle-même, voie en retrait face à ce monstre de la guitare et au public…étonnant pour une tête d’affiche. Mais cela fait partie de son image. Et c’est avec un large sourire qu’elle prend la température du public, bien calme (on le serait à moins). Puis, transformation, sur fond d’accords accords savamment plaqués avec vigueur, histoire de montrer de quel bois se chauffe le guitariste suédois, la belle timide devient enchanteresse. A la fois lyrique, profondément jazz, parfois soul, voire même rock lorsqu’elle prend des accents rauques et tanniques (à la Janis, si, si, je vous jure !), sa voix est tout simplement splendide. Elle passe allègrement du blues à l’opéra. Avec son scat et ses capacités vocales associées à son timbre, elle me fait irrémédiablement penser à une chanteuse (et pianiste) qui m’a rendu fou il y a quelques années maintenant, l’azerbaidjanaise Aziza Mustapha Zadeh (plus particulièrement l’album Jazziza sorti en 1997). Youn Sun Nah resplendie. Le public est conquis et Ulf apprécie comme la première fois (pourtant ils tournent ensemble depuis bien longtemps !)



Son jeu de guitare me parle beaucoup. Il est emprunt à des multiples influences, y compris orientales. La rythmique est inébranlable. Il ne peut s’empêcher de taper le coffre de sa splendide guitare ou de se saisir d’une bouteille d’eau pour mieux percuter les cordes de la divine tel un chef d’orchestre avec ses baguettes. Sauf qu’ici, Ulf est souvent en plein dialogue avec son instrument…à nous de percevoir et de ressentir ses vibrations si naturelles et pourtant étrangères…Quel travail ! Même si un duo guitare-voix n’est jamais propice à mettre le feu aux foules, il n’en reste pas moins que la prestation fut ovationnée à juste titre…le rappel et son très surprenant Enter Sandman de Metallica ou le génialissime Jockey Full Of Bourbon de Tom Waits, sans oublier le mythique Avec le temps, viendront agrémenter mes impressions d’ouverture, de capacités étendues et de charme que possèdent cette fabuleuse chanteuse (tout de même assez bipolaire !...rien d’inquiétant, je vous rassure…la musique doit lui donner cette force que beaucoup pense exploiter, mais que trop peu possède réellement).



Fort de cet ascenseur émotionnel, c’est avec beaucoup plus de réserve que j’aborde la prestation de Winton Marsalis puisqu’il se présente dans sa formation du Lincoln Center Orchestra. Peu de chose me déplaise dans le jazz, sauf les orchestres académiques, aussi américains soient-ils. J’avoue, donc, n’avoir accordé à ce concert que peu d’attention d’autant que le trompettiste virtuose se trouvait perché derrière son pupitre au dernier rang des nombreux musiciens du Lincoln Center Orchestra.



Conditions difficiles pour le piètre photographe que je suis. C’est en véritable chef d’orchestre (l’expression prend ici tout son sens), que Winton drive ses compères (pointures aguerries). Mais tout cela ne parle pas assez pour m’y attarder plus. J’en profite pour glisser un message à son fils…Brandford, si tu me lis, reforme nous ton Buckshot Lefonque. Cette formation nous manque tant ! Bref, j’ai donc loupé le père en version quartet (qui m’aurait sûrement plus causé), en fin de concert. A une prochaine fois Winton !

09/08/2011

Inigo Kennedy ## Neurastézik /253


Je regarde de quoi il s'agit. Ce pourquoi elle s'agite. Ça se passe dans la télé. C'est étrange. La nervosité de ses gestes fait palpiter mon cœur. Apparemment, ils essaient de nous vendre leur peur. Mais ce qu'elle en retiendra, aura peu de valeur...


Inigo Kennedy - Disorder (Distant circles Ep'11)[mp3]
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Festival Jazz des Cinq Continents :::: Day Four - Trio Compaore - Trombone Shorty - Larry Graham


Quatrième soir au Palais et à titre exceptionnel, trois groupes se représenteront, dans des styles pour le moins distincts : free, fanfare soul et funk. Comme quoi, le jazz peut prendre multiples facettes. Donc ce soir, d’abord le trio Compaoré, Ribot & Tacuma, puis le groupe survolté de Trombone Shorty et pour finir la légende du slap et du funk, j’ai nommé Larry Graham & Graham Central Station. Soirée contrastée et riche en énergie communicative. MyGoodZik sur le vif…



Toujours aussi bien installés sur la pelouse du Palais Longchamp, les festivaliers s’apprêtent à vivre un moment décalé. Compliqué de débuter une soirée par du free, surtout pour ceux qui s’attablent avec pour principal intérêt de dévorer avec style le contenu de leur assiette. Une chose est sûre, c’est que le trio Ahmad Compaore à la batterie et percussions, Marc Ribot à la guitariste et Jamaaladeen Tacuma à la basse ne laissera personne indifférent, même les affamés du soir. Sans parler du petit groupe d’irréductibles et passionnés restés debout, au pied de la fosse, venus analysés et partagés cette première partie.



La formation qui se dresse devant nous est inédite. En effet, Ahmad pratique et enseigne la batterie dans son studio La Boîte à Musique à la Friche de la Belle de Mai à Marseille. A l’occasion du Festival de Jazz des Cinq Continents, il invite ce fabuleux guitariste américain Marc Ribot et de son compatriote bassiste si charismatique. Alors, à rencontre exceptionnelle, répertoire exceptionnel…à partir de quelques riffs et thèmes structurés par nos trois protagonistes, la liberté sera le maître mot de chacun.



La musique distillée s’avère complexe et peu accessible au premier abord au grand public. Tant mieux, nous sommes au Festival de Jazz de Marseille et le public est averti ! Pour autant, avec le free, soit on prend le wagon en route et l’on s’évade ou l’on reste à quai ! Libre à chacun de rentrer en phase jusqu’à atteindre sa fréquence propre…tenir une scène à trois n’est jamais évident. Ils s’en sortent plutôt bien. Sous fond de contemplation et de méditation, soit en totale cohérence avec l’image de Ahmad, la musique proposée est ouverte d’esprit, sans frontière, ni barrière. Un esprit et une approche qui me ravissent. En effet, à l’heure où tout le monde anticipe au quotidien l’imprévisible, il fait bon de ne pas limiter les effets de surprise. Une bonne Jazzmaster agrémentée d’un fabuleux Fender à lampes et nous voilà plongé dans les seventies. Quand la wha-wha sort ses griffes, cela devient jouissif. A l’image des Arts Martiaux ou de la méditation, la musique proposée se décline en mouvements (me revient à l’esprit le live du regretté Shawn Lane avec Jonas Hellborg et Jeff Sipe). Peu de communication avec le public, le lien c’est le train à prendre en marche et la performance, véritable locomotive à vapeur…La musique parle aux initiés et particulièrement aux guitaristes (et j’en suis !) avec Marc Ribot, véritable chef d’orchestre et soliste hors pair. Personnellement, j’ai vraiment pris mon pied. Je rassure les personnes présentes à cette occasion et qui n’ont absolument pas accrochés, il y a beaucoup plus difficile d’approche…je me rappelle d’un concert dans une salle à la capacité d’un garage, à Lille, où les deux guitaristes jouaient de boîtes Quality Street pour triturer, voire torturer leur gratte…ouch ! On en apprend tous les jours des capacités de son instru ! J’adore cette liberté…le sentiment après ce genre de concert est unique. Au moment où tu reprends ton instrument de prédilection, la magie opère : tu joues différemment et tu te surprends à utiliser des gammes, voire des structures rarement employées. Une autre facette du prisme musical s’offre à toi ! Terrible. Le concert de ce soir me parle dans ce sens. Puis l’arrivée d’un saxophoniste donne également une bouffée d’air et apporte de nouvelles couleurs au concert. Le jeu de Campaore est prodigieux, toujours juste : tantôt délicat, parfois percutant.

Quant à Marc, recroquevillé sur sa guitare, véritable prolongement de son esprit, il ne fait plus qu’un avec elle pour mieux ressentir les vibrations de son instrument et en extraire le meilleur. Le public, connaisseur, apprécie. Puis des invités surprise viendront se mêler à la fête : un autre bassiste, autre saxophoniste etc…fin débridée, mais réelle performance. Jouissif. Comme d’habitude, le public se réveille pour accompagné le groupe et saluer le concert. Peut-être le temps de digérer.



Le temps d’une rotation de plateau au houblon, et voilà que la scène se densifie en instruments et en micros. Ok, ça risque de dépoter ! En effet, à l’inverse du premier concert remarquable, le groupe américain du jeune Trombone Shorty propose une musique énergique, carrée et très puissante. Véritable showman de la mythique New Orleans, Mister Shorty en impose déjà ! Trombone en avant, il fait se réchauffer la foule et met le feu au Palais qui n’en demandait pas tant ! Epaulé par un groupe aussi jeune et tout autant performant, il ne tient pas en place et joue le jeu à fond. Surprenant, la Palais se met à jumper ! Incroyable !



Véritable cure de jouvence, cette énergie positive surprend tout le monde (dans le bon sens du terme).Musique musclée et rigoureuse, show à l’américaine, le groupe se donne sans mesure. L’esprit de la New Orleans est omniprésent…ça dépote ! De la Soul, du Funk , le concert est rodé. Le bassiste vibre à l’image de ses cordes avec démesure et ferveur. Sans aucun écart, le groupe sonne juste et développe une énergie rare pour le plaisir de tous les festivaliers.



Contrairement au news de la journée (R.I.P. Amy), la soirée est très funky et groove…le jeune Shorty a déjà tout des grands, voire d’un véritable crooner ! Vous pouvez miser sur Trombone, c’est une valeur sure. Son avenir est prometteur. A préférer à Live !



Dernier concert de la soirée…Larry Graham et son Graham Central Station. Cet artiste est mythique. Voyez plutôt : inventeur du slap, bassiste de Sly and the Family Stone et accompagnateur de Prince au début des années 2000. Je vous parlais de show à l’américaine avec Trombone Shorty, alors que dire de celui de Larry : arrivée du groupe dans le public tout de blanc et de bleu vêtu, muni de caisse claire version carnaval ou défilé de la New Orleans, histoire de gérer la transition avec Trombone. Pour autant et malgré des efforts incessants, le public du Palais a déjà tout donné et n’en a visiblement pas réservé pour Larry. Quel Dommage ! Situation difficile à vivre, surtout quand le groupe s’investit à fond sur scène, joue le jeu et va même jusqu’à porter un maillot de l’OM (clavier) !



Le requiem de Larry est purement groove et funky. Beaucoup de paillettes, une voix à tomber, une basse qu’il érige en véritable déesse, Larry assure. Son groupe est plutôt au niveau, même si la chanteuse aux machines possède une voix assez agaçante, d’autant plus qu’elle ovationne Larry sans discontinuer…fatigant ! Le revival des tubes de Sly & the Family Stone restent toujours aussi dansant.



Sauf que le Palais a déjà trop donné et reste aux abonnés absents. Même si Larry s’invite dans la foule au pied d’un arbre pour y lancer quelques slap dont il a le secret et nous créditer de sa voix envoutante. Beaucoup d’envie, mais un sentiment de trop peu…frustré, mais enjoué par cette soirée musicalement variée et riche en émotion.




07/08/2011

Arnaud Rebotini > Personal Dictator


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04/08/2011

Loud Dubstep


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03/08/2011

Three Times Dope ## Neurastézik /252


Ding-dong. J'ouvre ma porte sur ce petit bonhomme, à l'air chétif, semblant flotter dans deux tailles en trop de costume ringard. Il se présente comme un expert en assurance. Je lui dit que ça ne se voit pas vraiment. En refermant, gentiment, ma porte...


Three Times Dope - Mr Sandman (Live From Acknickulous Land LP'90)[mp3]

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01/08/2011

Watch Me Dance > Toddla T feat. Roots Manuva

En attendant 4everevolution, le prochain album de Roots Manuva, à paraître fin septembre !


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Actress ## Neurastézik /251

J'observe à travers la fenêtre ce paysage qui fuit à contresens du notre. Virage. Et notre petit monde qui penche, subitement. Et mes idées qui partent de travers, normalement. Et ses cheveux qui semblent animés par une énergie qui leur est propre, magnifiquement. Vitres ouvertes, à défaut du parfait amour, nous filons...


Actress - My Weeds Strong Blud (Tracks twittée '11)[mp3]
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Q-Unique > Green Grass


Ce matin, je croise un pote. Et devinez quoi ? Exactement. Cela m'amène à penser à un truc. Quand l'objet transitionnel du sujet agit comme stéréotypie comportementale, on à affaire à une pathologie ou à un simple trouble ? Non. Non, je ne m'inquiète pas. Mais ce matin, mon pote et moi, on était dans un monde spécial où on était à côté de nos pompes, quand même...