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27/02/2011

More Or Les ## Neurastézik /190

Les observer me déprimait. Tandis qu'ils organisaient leur futur journée de labeur, je désagrégeais mon présent avec une cigarette. Souffler sa fumée. Camoufler mes soupirs. J'veux dire, donner autant d'importance a autant de conneries, faut être con. Ou aimer ça. Pffffffff. Sachant que les longueurs m'impatientent, j'préfère tourner court...








More Or Les Ft. Ambition and The Wordburglar - Busted Gear (Brunch With A Vengeance LP'10)[mp3]

M.O.P. @u Cabaret Aléatoire


Un soir pas comme les autres pour ce 2ème jour des Break series 2011 puisque le Cabaret Aléatoire accueille le légendaire groupe M.O.P. A voir le public venu en masse, la soirée s’annonce brulante. La première partie est assurée par DJ Djel (Dj de la FF). Voici les impressions d’un concert pas comme les autres…


L’entrée en matière se fait donc par le Dj de la Fonky Family qui prend la mesure de l’évènement de ce soir…sons ricains, il enchaine les classiques ODB, Wu Tang, Biggie, Gangastarr, House Of Pain, Foxy Brown…Bref, le son est lourd et le public ne s’y trompe pas…il se chauffe à la bien pour accueillir comme il se doit l’un des groupes mythique de hip hop…M.O.P.


Après ce set remarqué et le temps de se désaltérer rapidement, voilà que le Dj de Mash Out Posse fait son entrée accompagné par un MC ramasseur de balles…perdues, me demanderez-vous ? Surement pas, les préparatifs sont calés, répétés…ricains, en somme. Et ces deux compères ne sont pas venus les mains vides, une bouteille de whisky à la main. Munis de quelques verres à destination du public, les mains se tendent et les bras se fendent dans le foule afin de profiter d’une distribution de sky…convivialité oblige, nous sommes une fois de plus dans un Cabaret devenu, le temps d’une soirée, un quartier new yorkais où l’on distille quelques gouttes avant d’y déverser un flot sans pareil.


Echauffement de platines, digestif entre les dents, le show peut débuter. Et comme pour en rajouter un peu, les deux complices font monter la pression en scandant M.O.P, haranguant la foule qui ne demande que ça !...Autant dire que des cordes vocales risquent de souffrir ce soir…Tant mieux !


Puis entrent en scène les 2 MCs emblématiques, à savoir : Lil' Fame et Billy Danze. Un charisme à couper le souffle, les 2 beaux bébés sont venus à Marseille pour montrer de quoi MOP est capable…hauts de leurs 35 et 37 ans, ils en paraissent la quarantaine. Look sobre pour Billy et bling bling pour son acolyte (dentier en or et trophée dissimulé entre son t-shirt et son ventre prohibitif – beaux placements financiers).


Le son est fat, la voix de Billy vient tout simplement d'une autre planète, les tubes du groupe mythique s’enchainent (How About Some Hardcore?, Foundation) repris à l’unisson par un public en feu, malgré la nécessité de scander M.O.P. à tout bout de champ - rien de contraignant dans la mesure où la foule est déchainée et maîtrise le sujet ! Les 2 MCs prennent rapidement leurs repères et s’accaparent la scène, la fosse et le public avec énergie, fougue et rage.


Température au sommet, onde de choc en continue, le groupe (Dj et les 3 Mcs) respire hip hop, for real ! Cuir chevelu garni de rosée nocturne, Billy ne peut se défaire de sa serviette…une fournaise hip hop – je vous dis. Alors croyez bien à la furie lorsque débarque Ante Up…tube de toute bonne soirée hip hop...sans parler de Cold Is Ice, incapable de refroidir les marseillais venus en nombre pour ce concert d’exception. Le tube Brooklyn nous transporte directement dans les bas fonds de la citée du hip hop… Brownsville nigga !


Les hommages aux défunts (Big L, Biggie, 2Pac ODB, Guru sans qui MOP ne serait pas) ainsi qu’aux vivants (DJ Premier avec qui MOP a souvent collaboré…) se succèdent. Le show est monstrueux et tout le monde est rdv. L’empreinte du groupe est rarissime sur un public acquis à sa cause, complètement emballé, déchainé et parfois radicalement possédé…ouah jouissif - une claque !


Le show se termine, mais le dj reste en place et Lil vient d’abord saluer le foule en checkant le premier rang suivi de Billy qui se fond ensuite parmi les marseillais pour des photos, accolades, sourires, congratulations, sourires, joie, danses…bref, ces mecs ont beau être sur le toit du hip hop, ils n’en restent pas moins proches de leur public. C’est suffisamment rare (d’autant plus pour des artistes de cette trempe !) pour le surligner…gros respect pour ces mecs profondément hip hop !


Grosse soirée. Grand merci aux artistes, au public et au Cabaret pour cette soirée inoubliable.

25/02/2011

The Dø @ La Cité - Rennes

Impatients. Mais peu pressés. Nous roulions calmement, intéressés par cette conversation qui nous excitait. Ou l'inverse. Nous paraissions un peu perdus. Peut être ce brouillard du bled qui brouillait l'atmosphère y était il pour quelque chose ? Peut être. Ce qui était sûr, c'était que nous roulions vers une musique aux accents bigarrés. Avec comme point de repère, Rennes, cette salle de La Cité et le groupe The Dø...


Retrouvailles au coin d'un verre, devant un bar. Et non l'inverse. La fraîcheur de la bière m'a réchauffé. C'est à l'aise que nous rejoignions la salle où débutaient les premières notes d'un concert attendu. Certes, il était temps de passer aux choses sérieuses...


Et dès les premières notes nous comprenons que ça allait être sérieusement chaud. Leur nappage musical complexe est de suite accueilli avec ferveur. Le public parait séduit d'emblée. Remarque, moi aussi. L'ensemble de 6 musiciens assure bien, laissant exploser les compositions de ce troisième opus jalousement protégé. Et ça sonne grave. Que j'ai hâte de l'écouter ce Both Ways Open Jaws ;) vraiment, je me régale. La cohésion de ce groupe sur scène est flagrante, même si la profusion de divers instruments aurait de quoi les noyer. Mais non. Bien au contraire. Emmenés par un Dan Levy toujours très en forme, ils maîtrisent grandement cordes, cuivres, touches et percussions. Le niveau de jeu est élevé, je suis rassuré de voir que depuis leur set d'Art Rock, que j'avais eu l'occasion de voir en 2007, leur jeu s'est encore amélioré.


Les nappes furieusement électriques ont pris de l'ampleur. Le gros kiff. Le concert se déroule énergiquement entre chansons inconnues et succès des anciennes sorties. La voix d' Olivia Merilahti enrobe le tout de ses complaintes vocales. Et les guitares lui répondent avec leurs râles inspirés. C'est vraiment formidable quand les zikos sont inspirés.


Alors quand tu ajoutes une voix magnifiquement lancinante comme Olivia, le truc prend forcément une certaine valeur ajoutée. J'ai adoré son interprétation de The Bride Is Broken, toute en longueur, d'une subtilité troublante, ainsi que la légèreté planante de Stay (Just A Little Bit More), toute en joie.
A l'image du concert, en fait...


The Dø est en train d'atteindre une belle cohérence dans leur production. A l'occasion, allez profiter d'eux en live, leur musique s'en trouve grandie...


::2bN::
photo : Atlza.com

Boss Raw ## Neurastézik /189



J'
me fais chier. J'deviens chiant. J'les fait chier. Les fâchant. Le ton monte. Ça m'fait redescendre. Ils baissent d'un ton. Je baisse d'autant. Et ça m'fait chier...








Boss Raw - 1 Millions De Cailleras (Hostile Compil'97)[mp3]

24/02/2011

Money Making Jam Boys | The Prestige


N
e laissez pas le nom vous tromper, ce n'est pas le nouveau groupe de l'ami puffi. Loin de là. The Making Money Boys Jam est composé de Black Thought (rappeur de The Roots), Dice Raw, STS, Truck et P.O.R.N. 5 Mc's de Philadelphie, underground ou pas et qui se déchirent sur les 16 titres (mixés par Mike Boogie et Terry Urban) de cette mixtape gratuite, pour le plus grand plaisir de l'auditeur, et le leur apparemment…




Dès la première écoute, on comprend clairement deux choses: 1) le retour de la vieille école, boom bap et tout, le rap des années 90, etc… et 2) la qualité sans cesse croissante des mixtapes gratuites. Ce qui était à une époque un terrain d'essai pour les talents non signés est devenu un moyen marketing (nécessaire?) pour les artistes établis de maintenir une présence régulière à l'Âge2.0. Quoi qu'il en soit de celle-ci, nos oreilles sont gâtées de friandises gratuites : c'est ça le prestige!

La première vidéo issue du projet, 100% philly :


Allez, une autre pour la route…


Leur site pour downloader tout ça.
Leur MySpace

The Notorious B.I.G ## Neurastézik /188


Je les interromps. Sans le vouloir. Et ils s'interrompent. Sans le souhaiter. Leur silence glacial nous fige, ensemble, comme un instantané d'un instant tannant. Je sais bien que je dérange. Mais ça m'arrange...








The Notorious B.I.G - Warning (Ready To Die LP'94)[mp3]

23/02/2011

Zone Libre vs Casey & B James • Toujours les mêmes

Zone libre, je le rappelle, c'est Serge Teyssot-Gay (ancien membre du plus grand groupe de rock français), Marc Sens et Cyril Bilbeaud. Après L'angle mort, il reviennent avec Les contes du chaos. Disponible depuis le 31 janvier. Casey est toujours de la partie (j'adore) mais Hamé a été remplacé (depuis la dernière tournée) par B James (dommage). L'ensemble de ces 12 titres, loin d'être dénué d'interêt, tourne un peu autour du pot et semble parfois répétitif. Malgré tout, il s'en dégage une vraie rage (comment en serait-il autrement avec Casey au mic ?) et un profond dégout de la crasse environnante. La preuve en 3 minutes :








Zone Libre vs Casey & B James - Toujours les mêmes Les contes du chaos(2011)

Big L ## Neurastézik /187


Je m'enivre. Ça me navre. Je zappe. De chaîne. Un clip à la con enchaîne sur une clope à la con. Je rassemble mes idées : feuilles et herbe. N'importe quoi, quoi. Il m'arrive pourtant de me trouver réfléchi. Le matin, devant le miroir...








Big L - MVP (Lifestylez ov da Poor & Dangerous LP'95)[mp3]

Jeu con cours ! Stateless (Ninja Tune) samedi à la Flèche d'Or

Ok, faisons simple (pour une fois) : Samedi soir prochain (26.02), concert de folie de Stateless (Ninja Tune... donc déjà !) >>> A la flèche d'or (panam). ET LA GOODnews ? 2 places gratos à gagner pour vous, bande de mygoodzikers ! Le jeu est simple : le premier qui me fait une phrase inspirée avec 2 noms d'artistes de Ninja Tune sera sacré winner. Exemple : Un Poirier coûte au moins 100€ TTC !

La liste des artistes ici

Pour rappel, Stateless c'est :


Leur nouvel album out depuis lundi à retrouver sur le site de Ninja Tune

Et enfin, un titre mis en avant de leur dernier opus (le premier chez NT) :
Des accents orientaux, à grand renfort de samples qui rappellent du bon dubstep bien gras et une voix pop lancinante, quel heureux et surprenant mélange !

21/02/2011

Mophono :::: Le Son Du Jour #375

RCRD, tu connais ?
C'est une newsletter qui te propose chaque jour des artistes à découvrir. 

Ils ont mis à l'honneur Mophono, que je ne connaissais absolument pas. Ils ont bien fait, je n'ai jamais rien lu ou entendu sur ce type avant. Pour autant, ce n'est pas un inconnu. Il a déjà tourné avec Diplo, Amon Tobin, Gonjasufi ou encore Krush. Tsugi raconte que Shadow lui pique ses vinyles...

Voici donc un petit extrait de son premier album Cut from crunch. Perso, je l'ai écouté, et j'ai été bluffé. 


Mophono Cut Form Crunch (feat. Flying Lotus)

Via RCRD

20/02/2011

Pharoahe Monch // Jean Grae @u Cabaret Aléatoire


Du bon hip hop underground outre-Atlantique au Cabaret Aléatoire en cette soirée de Mardi pour le 1er jour des Break Series 2011 : Pharoahe Monch et Jean Grae. Hum…ça devrait vibrer. Eternelles questions : seront-ils à la hauteur de nos attentes ? Le public répondra-t-il présent ? Eh bien, malgré la crainte d’une programmation pointue en début de semaine, les ingrédients étaient réunis et l’entrée comme le reste du menu furent succulents…du rab ? Surtout du rap East Coast ! Yeah yeah…

Après un set plus qu’engageant par un DJ qui fera son retour au meilleur de la soirée, l’entrée en matière de la soirée se déroula avec cette jeune rappeuse New Yorkaise Jean Grae accompagnée d’une choriste développant via un coffre suffisamment dimensionné une voix sublime et de son DJ et producteur Mr Lif (ancien Company Flow, rien que ça !).



Pour les présentations et la petite histoire, Tsidi Ibrahim connue sous son nom de scène Jean Grae, inspiré du personnage des X-Men, est née le 27 novembre 1976 au Cap (Afrique du Sud). Relativement peu connue dans nos contrées, elle a pour autant déjà quelques six albums à son actif et des featuring avec des artistes de renom.



Bref, elle peut être jeune, mais voilà une MC déjà rodée qui se pointe sur la scène du Cabaret. Dégaine hip hop old school, bad girl à souhait, tatouages à profusion, Jean Grae annonce la couleur ! Voix légèrement nasillarde, elle développe un flow maîtrisé et très technique. A majorité hip hop, quelques morceaux down tempo viendront s’intercaler, laissant la part belle à sa puissante choriste Mela Machinko.



Jean dispose des ingrédients pour réussir un gros concert hip hop : l’attitude, l’engagement, la rage, le flow et le langage (doigt en l’air accompagné de multiples Mother Fuckers). Le public, visiblement venu vibrer sur du hip hop version hardcore, ne s’y trompe pas et en réclame (out, les morceaux soul et moralistes). Cette première partie totalement concluante, place la barre assez haute et laisse présager du meilleur !





Interlude par le DJ du début de soirée…du Biggie, du Wu Tang, Gangstarr…du lourd. Une dextérité à toute épreuve…il ne peut s’agir d’un DJ de bas étages ou de soirée dansante. Le public attend les stars et se préoccupe que trop peu de ces musiciens, véritables acrobates des platines. Eh bien, il sera subjugué par ce même DJ par la suite, puisque ce dernier n’est autre que Boogie Blind des X-ecutioners. Je comprends mieux le son et surtout la technique plus que maîtrisée.



C’est donc avec prestige aux platines que débarque le tant attendu Pharoahe Monch. Entrée en matière particulière puisque le MC du Queens arbore une tenue plutôt punk et surtout arrive avec un masque à gaz sur la tête. Pendant un instant, ne connaissant pas Donald aka Pharoahe, je me suis interrogé et retourné à la recherche de l’issue de secours la plus proche en cas de débordement de fumigène ; réflexe et instinct de survie probablement. Pour autant, le masque tomba (petite dédicace à la coupe du monde et au slalom) très rapidement. Il faut avouer qu’un MC avec un masque à oxygène, ça sent le playback…tout le monde ne peut pas se cacher derrière un masque à la MF Doom. Cet accoutrement fait évidemment référence à son prochain album W.A.R. et sa pochette avec un Pharoahe vénitien version guérilla.



Ainsi démasqué, il débute le show avec une énergie peu commune. Mela est restée pour accompagner Pharoahe, rejointe par un choriste de petite taille à la boujotte sans pareil : Showtyme. Le DJ Boogie Blind lui demandera d’ailleurs de se calmer tellement le diamant n’arrive plus à suivre les sillons.



Bref, toute cette dynamique autour et avec Pharoahe pour un concert d’une rare énergie. Ça respire hip hop, ça sue hip hop, ça vibre hip hop…Marseille est alors devenue le Queens français. Down ! Techniquement, artistiquement le show est splendide. Nos membres ne peuvent s’empêcher de battre la mesure, voire hocher la tête, chercher le ponpon avec les bras et brasser de l’air de haut en bas…Ouais, le son est bon et le public kiffe un maximum.



Bon, il faut aussi dire que Pharoahe, ancien membre actif du duo underground Organized Konfusion, a quelques tubes dans les rangers et des albums à classer dans le top de votre discographie. Je pense particulièrement à son génialissime album de 1997, Desire. Les morceaux hip hop et profondément soul du type Free, Push ou encore Desire seront excellemment interprétés avec toute le force et le flow que vous pouvez imaginer. Le groove sera de la partie avec le tube Oh No dont la version originale voyait accueillir également Nate Dogg et Mos Def. Du lourd on vous dit sur le Cabaret ce soir !!



Pharoahe est un MC au flow particulier, très technique, mais il possède également une voix soul puissante, touchante et juste. Ce type impressionne. Tant de force, d’énergie, de technique, de hip hop et de joie de vivre dans un seul être et sur scène, cela relève de l’exceptionnel. En effet, Pharoahe ne tient pas en place, reste la vedette du show, mais laisse également les projecteurs se focaliser sur chaque acteur du concert : la non moins bad girl Mela Machinko à la voix sensationnellement soul, l’énergique Showtyme dont la voix talonne étonnamment celle de Barry (le coffre ne justifierait donc pas tout !) et DJ Boogie Blind dont le quart d’heure solo sera tout simplement démonstratif (qualité, technique et relâchement).



Pharoahe et son groupe prennent un plaisir sans nom et le public le leur rend bien. Tout le monde a la banane dans le Cabaret et le plaisir est intense. Les titres du nouvel album de Pharoahe proposés ce soir détonnent et restent dans la continuité des perles du MC…ce Clap et son finish a capella, rythmé par les claps du public est magistral. Alors que dire lorsque Jean Grae rejoint la troupe sur les 4 notes de gratte électrique (non sans rappeler ce lézard géant préhistorique sortant des eaux new yorkaises) pour un Simon says (si si, vous savez ce fameux get the fuck up qui accompagne chaque soirée hip hop digne de ce nom). A cet instant, le courant électrique change d’intensité et le Cabaret s’enflamme. Ambiance de fou. Le show culmine et chacun atteint le sommet de la soirée…un beau bordel sur scène et dans les rangs déstructurés du public. Un grand moment !


19/02/2011

Mokless Ft. Demi Portion › Sur Nos Gardes


Qui ne se plante jamais, n'a aucune chance de pousser. Parce que les dédicaces sont importantes, j'en place une pour Misteur Green :) Cette bonne vidéo tirée du dernier opus de Mokless, Le Poids Des Mots, avec en guest le rappeur de Sète, Demi Portion. Voilà. Quand les rimes sèches s'acoquinent avec un beat bien lourd, les mots prennent encore du poids. A noter que Demi portion devrait sortir une galette solo, Artisan Du Bic, courant 2011. Restons donc sur nos gardes...

Fat Freddy's Drop ## Neurastézik /186


Je suis un glandeur. Devant l'éternel. Et surtout devant la télé. Je voudrais tellement changer les choses. Mais j'ai déjà peine à changer de chaîne. Alors, de là à les larguer. Je crois, sincèrement, l'être avant...








Fat Freddy's Drop - This Room (Based On A True Story LP'05)[mp3]

18/02/2011

Denis Colin @ La Passerelle



Ce soir là, j'étais bien.
De l'Afghan plein les synapses et des notes cuivrées plein la tête. Et même si notre timing était serré, cela me convenait, tant j'étais pressé de voir Denis Colin nous jouer ses notes somptueuses et frénétiquement aériennes dont il a le secret...


Car Denis Colin est un immense compositeur. Et pour quelqu'un qui s'intéresse au jazz depuis peu, ses compositions reflètent une ouverture musicale très intéressante. Partant d'une base trio dans les années 90, avec le violoncelliste Didier Petit et le Zarbiste Pablo Cueco, il n'a de cesse de repousser ses limites vers des terrains orientaux, vers des expérimentations free jazz. mais cela n'a qu'un temps pour un explorateur de la note comme lui. En 2007, il décide d'élargir son tissu de relations musicales, en s'intéressant de près à la scène parisienne. En 2008, il produit une série de 11 concerts qui aboutira à la création de La Société Des Arpenteurs. Par société, Denis Colin entend "évoquer le nombre, un contour flou, indéfini et poreux. Les échanges ont lieu, on y entre, on en sort, on y revient, le mouvement y est constant". Une formation à géométrie variable, donc, fluctuant entre le trio et le nonet...


Et ce soir, c'est une formation septet qui monte sur scène. Et immédiatement, Denis Colin s'empare du micro pour nous dire qu'il est très content de jouer à La Passerelle et que, surtout, ce concert sera enregistré, en espérant une qualité suffisante pour un futur pressage. Ok. Le truc est lancé...



Et quel lancement. Aux premiers balbutiements des instruments, la qualité est évidente. Bon, il est vrai que l'acoustique de La Passerelle est particulièrement bonne, mais ici on a carrément affaire à des réglages sonores millimétrés. Je me régale ! Surtout avec un tel niveau de jeu en face. Denis Colin a su réunir de bonnes pointures dans cette Société Des Arpenteurs et ce qui saute aux oreilles immédiatement, une fougueuse homogénéité entre les musiciens, une énergie contrôlée. Et l'Afrique. Omniprésente. Musicale. Celle de la blaxploitation ou des rythmes afro-cubains. Celle des bars enfumés de la grosse pomme ou teinté de blues. Celle qui sent bon la vérité. Et dans sa démarche, Denis Colin est vrai. Il a su s'entourer de musiciens qu'il affectionne, avec qui il aime jouer. Ça se voit, en plus de s'entendre. Le taulier cède volontier la place et n'a de cesse de mettre en avant les membres, très actifs, de sa Société. Il s'écarte dans le noir, et écoute ce qu'il se joue, là-bas. Et d'impros au Fender Rhodes en nappes de guitare (Julien Omé, excellent) sous acides, de battements syncopés de cette batterie caressante en émoi profond du contrebassiste, Subject To Change, leur unique création, se déroule impeccablement. Même si 2 morceaux, particulièrement, m'ont expédié très haut. Un Subject To Change refaçonné et un Hopperation vraiment enlevé. Mais ce qui marque vraiment, c'est cette formidable cohésion des cuivres. Philippe Selam (sax), Antoine Berjeaut (trompette & bugle) et Denis Colin prennent un plaisir évident aux complaintes de leurs instruments. Ça improvise, ça rebondi, ça dialogue, la grande classe. Le public est sous le charme...

Tout comme moi qui ai passé la moitié de cette représentation les yeux fermés.
(soupir)
La Société des arpenteurs a su nous transmettre cette jeune énergie qui la caractérise. Pendant presque 2 heures de concert, le public a pris un plaisir incroyable, applaudissant pour 2 rappels successifs, en souhaitant même un troisième qui n'aura pas lieu, hélas...

Vraiment, écoutez cet opus, Subject To Change, et allez vous régaler du talent de cette formation si elle joue dans le coin, vous ne le regretterez certainement pas.




•2B•N•

Gravediggaz ## Neurastézik /185

©Denis Darzacq

Écrire. Comme une expectoration genre glaviot d'encre. Le truc qui marque. Ou qui tâche. Cracher ses poids. De tout son poids. Tout lâcher pour ne pas couler. Je souhaite continuer de flotter...








Gravediggaz - 6 Feet Deep (6 Feet Deep LP'94)[mp3]

Radiohead › Lotus Flower [vidéo]


Bon, je crois que celui qui a échappé à la déferlante Radiohead de cette semaine n'est, tout simplement pas, connecté. En vacances sur Mars, sûrement. Ou occupé à faire la révolution dans son pays. Peut être est il l'otage de quelques fanatiques. Peut être est il dans le coma. Ou bien sourd et aveugle. En fait, ils doivent être beaucoup à ne pas en avoir entendu parlé. Et nous, on s'excite devant 5:08 de noir & blanc. Sommes nous stupides ? Je suis sûrement stupide. En tout cas, anormalement excité...

16/02/2011

Arabian Prince ## Neurastézik /184

Un pote me raconte qu'un autre se la raconte. Mouais. Désolé mon pote, mais c'est aussi mon pote. Et j'préfère garder ma salive pour ma femme. D'ailleurs, elle ne devrait pas tarder. Tiens, fais donc tourner le cône avant de nous laisser le champ libre, mon ami...








Arabian Prince - I Got A Big Bonus Beat
(Brother Arab LP'89)[mp3]

The Sandwiches :::: Le Son Du Jour #374


Il me faut me calmer.
Me promener au bord de l'eau, voir du pays.
Et écouter de jolies choses…









The Sandwiches - Back To The Sea
[mp3]

15/02/2011

Dirtyphonics :::: Le Son Du Jour #373

Brûler la ville à l'extincteur, la noyer de couleur…
Redonner vie à ce gris.









Dirtyphonics - Vandals
[mp3]
Photo : Kidult sur son 2e Agnes B (après Colette)

Didaï Donut • Haut Les Mains


C'est Didaï à la prod !! Toujours prolifique, le beatmaker/emcee Didaï Donut nous offre un titre, Haut Les Mains, issu d'un futur projet solo qui devrait sortir en septembre prochain. En attendant plus, MGZ fait tourner. (presque) Toujours, quand c'est de la good came...








Didaï Donut - Haut Les Mains

Une tite pause dance >>> [Vidéo] Du Jour ??

Marre de la grisaille? Moral dans les chaussettes? Avachi face à votre ordi?
Je vous propose une petite interlude vidéale de quoi émoustiller votre petit corps tout mou.
Effet garanti !





Et si vous voulez que la pause se prolonge, allez faire un tour sur la chaine de Mr.Fantastic et également sur celle de Pacman, qui se trippe à faire des ptis films comme Birth of a Hand, Power Up, et The Brain Bang avec ses potes de IaMmE.

::-@m-::

14/02/2011

PJ Harvey / La Maroquinerie Live

C'est éphémère, c'est tout de suite, c'est maintenant, c'est le concert privé Deezer / Arte Live web de PJ Harvey à la Maroquinerie et c'est en mondiovision sur MyGoodZik.



EDIT : si vous avez raté le direct, en théorie, dès mercredi matin, le différé sera accessible ici.

Saul Williams › Explain My Heart [vidéo]


Nouvelle vidéo de cet artiste hors du commun à l'univers si particulier. Explain My Heart est extrait de son prochain album Volcanic Sunlight à sortir au printemps prochain. Pour tous les fans (et ils sont nombreux), les amoureux de Panam (il y sera prochainement en concert) ou les Mygoodzikeurs que vous êtes. Ce type apporte beaucoup à la musique et la fait progresser à chaque note produite. Pour l'avoir déjà vu en live, c'est un instant à ne pas manquer.

13/02/2011

DJ Mehdi › Signatune [vidéo]

Dans ma gova orange Honda, j'dérange on me voit.
Dans mon quartier j'sus le Roi et j'y crois me cherche pas
J'suis chez moi, j't'assure gars, j'vais te péta, j'suis plus fort que toi.


Nostalgia 77 › Simmerdown [Vidéo]

A suivre d'ici un mois, le prochain Nostalgia 77, The sleepwalking Society, prévu pour le 21 mars. A lui seul, le nom de l'album me donne envie de l'écouter. Pour patienter, voici le clip du premier single : Simmerdown.


Thirstin Howl lll ## Neurastézik /183


Ce mec m'énerve. J'veux dire, tout savoir sur tout, ça doit être ennuyant. J'attrape mes feuilles. Collage. Herbe. Tabac. Un peu. Mes doigts qui glissent. Beaucoup. Briquet. Flamme. Bouffée. Fumée. Déjà, mes idées se délient. Et je lui tend le pétard. Ma façon à moi de lui défoncer la gueule...








Thirstin Howl lll Ft. Unique London & Master Fuol - Brooklyn Hard Rock 2 (Skillionaire LP'99)[mp3]

Aṣa :::: Le Son Du Jour #372

"Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre."
(Henry Miller - Dimanche après la guerre)









Aṣa - So beautiful [Asha] (2007)

12/02/2011

Bishop Lamont ## Neurastézik /182

J'attends qu'il appelle. Je regarde ma montre. J'attrappe une cigarette. Flamme. Je regarde ma montre. Souffle. J'écrase cette cigarette. J'étouffe. Je regarde ma montre. Encore. Je rallume une cigarette. Et je la souffle. Encore. Je ne suis qu'impatience...








Bishop Lamont Ft. Nate Dogg & SonReal - I'm Faded
(Free Trade Agreement MXTP'11)[mp3]

11/02/2011

PLAYLIST FEVRIER 2011



Tyler The Creator › Yonkers [vidéo]


C'est donc ça la relève du West Coast ? Ouch ! Elle n'a pourtant que 17 ans. Intéressant. Voire dingue. Où sont donc passés les blunts, les calibres, les tatouages, les chromes, les pare chocs de ces demoiselles en string, les menaces de 187 et tout le reste de ce folklore ? Aujourd'hui, les lascars, ils préfèrent de loin bouffer des cafards sur un pauvre tabouret, isolés du monde et nihilistes à en crever. Intéressant. En tout cas c'est sur cette vision sombrement énigmatique que continue le buzz du jeune prodige de L.A., Tyler The Creator. Avec la sortie d'un nouvel opus, Goblin, dont ce clip est extrait. Paraît que ça s'appelle de l'Horrorcore. Intéressant. Et... Un petit feat avec Tupac, ça vous dirait ?

Diesler ## Neurastézik /181

Je ne comprends rien à ce que tu articules. Elle est pourtant bien jolie, ta bouche. Les mots devraient en sortir magnifiquement formés. Je ne comprend pas. Je suis sûrement trop à l'envers pour comprendre. Attends. Ne t'impatiente pas. Essaie en rewind, pour voir...








Diesler - Deepest Cuba (Tie Breakers LP'10)[mp3]

09/02/2011

36 quai des Orfèvres * Inspirason ((02))

Quand un piano et des cordes font l'amour, ça donne ça. Et moi je les écoute, comme un voyeur qui prend son pied à mesure que le couple s'engage dans sa danse sensuelle et douce, puis dans son chaos torride, plein de sueur et de passion. Là où plus rien n'importe mis à part le plaisir. Le Néant, comme j'aime l'appeler, où passé et futur ne sont plus que de vagues concepts... où les concepts eux-mêmes s'effacent pour ne plus laisser place qu'à la plus belle abstraction : la sensation de vivre ; le Présent...


L'avantage notable avec la musique, c'est qu'on peut remettre au début en un petit clic, de quoi avoir des orgasmes successifs jusqu'à en avoir marre de faire l'amour.

Pour la petite histoire, la musique est issue d'une BO qui toute entière mérite de multiples écoutes ; celle du grand film français 36 Quai des Orfèvres avec Auteuil (qui habituellement me fait gerber mais qui est magnifique dans ce film) et un Depardieu en très grande forme. Le son est signé Erwann Kermorvant (sa première BO il me semble) qui a aussi composé celle de GRECO (série fr).

Pour une fois qu'un policier français est nerveux et bien foutu, je dis doublement merci à l'artiste, qui crée une atmosphère incomparable tout au long du Long.

Puis le piano s'envole pour laisser place à un beat bien senti qui rappelle un Rob Dougan croisé avec un Solaar des meilleurs crus.

Fantastic Planet :::: Le Son Du Jour #371

On en parle à chaque fois de façon expéditive. Certes.
Mais on en parle tout de même. 

Pyro avait déjà évoqué l'album Fantastic Planet sortit en 2010 sur Nowadays Records. Pt1k l'avait intégré à sa playlist en mai 2010.

Cette fois, on vous signale The Dark Side qui regroupe 13 inédits issus des sessions d'enregistrement de l'album. Passer à côté serait une erreur.


Fantastic Planet - Trials of the lonely

Et comme ils ont compris qu'il faut savoir donner pour recevoir, le disque est en free download

08/02/2011

Nas & Damian Marley › Patience (Sabali) [vidéo]


Même si ce son n'a rien de nouveau (2010 - bien relayé par MGZ...interview des 2 monstres...mémorable!!), le clip de Patience sort tout juste. Pas la vidéo de l'année, mais je ne pouvais pas passer à côté.

Gary Moore +++ R.I.P. +++


Bon...la news est tombée et une fois de plus, un nouveau départ d'un artiste marquant de la scène musicale. Avec son style si particulier (gros son blues-rock), Gary Moore a quitté l'écorce terrestre beaucoup trop tôt pour flirter avec les cieux. Je vous passe les circonstances, je préfère vous livrer un morceau live dont il avait le secret. Comme j'ai pu boeuffer avec toi dans ma chambre avec mes grattes, gros sustain, riffs engagés et chatouilles de médiators...R.I.P.









Gary Moore - Oh Pretty Woman