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31/08/2010

Shit Robot : I Found Love

Marcus Lambkin a.k.a Shit Robot, arrive le 21/09 avec une première galette attendue, From The Cradle To The Rave. Pourtant ancien de l'écurie DFA records, dont il monta même le 1st studio du label avec James Murphy, il ne sort que son premier vrai projet. Mais attention, avec l'artillerie lourde. Notez bien les guests : Juan Mc Lean, Alex Taylor de Hot Chip, Nancy Wong et James Murphy de LCD Soundsystem, Ian Svenonious, Saheer Umar... Bref, il y a du monde qui se bouscule au balcon pour faire son apparition. Espérons juste un opus de grande qualité. Espérons aussi cette touche post-punk-disco dont il a le secret.
Allez, je vous laisse écouter ce premier extrait, I Found Love, qui annonce assez bien le truc...








Shit Robot - I Found Love (Radio Edit)

SPA ## Neurastézik /110


Je m'applique. Click. Re-click. Double click. Soupirs. Pffff. Click droit, merde. ctrl-click. Puis, arrive le déclic. Click. Et je me prends une grosse claque...








SPA - Piano Magic (D:U:M EDGES Compil'09)[mp3]

29/08/2010

The Lost Fingers :::: Le Son Du Jour #325

Ce mois de septembre s'annonce socialement agité ; juste retour de cette période estivale éthiquement dérangeante. Alors si le coeur de ces loups pouvaient à nouveau nous faire revivre ces années d'insouciance ; swing, façon années '80.








The Lost Fingers - Coeur De Loup (feat. Philippe Lafontaine)

KRS One & True Master ## Meta-Historical

Pour bien débuter la rentrée, rien de tel qu'un nouvel opus de KRS One; d'autant plus lorsqu'il s'entoure du producteur du Wu-Tang, True Master. Sortie de Meta-Historical annoncée le 31 août prochain, MGZ vous glisse un peu de son !! Attention, cet album est une tuerie...toujours donneur de leçons (il peut !), KRS One continue son parcours, tel un professeur, des différentes formes et associations du hip hop, agrémentés de beaux retours aux sources old school (vous aurez reconnus la touche de la marque Wu et les samples savamment sélectionnés). Comme c'est bon de reprendre dans ces conditions !!








KRS One & True Master - Unified Field (feat. dr. Oyibo)








KRS One & True Master - One of them days

28/08/2010

Kidz In The Hall ## Neurastézik /109

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Mais 9:17, est-ce assez tôt ? Si non, je remonte me coucher aussitôt. Oui ? Alors je tiendrais jusqu'à l'heure de la sieste...








Kidz In The Hall ft. Mc Lyte - Jukebox
(Land Of Make Believe LP'10)[mp3]

27/08/2010

Micky Green ## Neurastézik /108


P
uisque le vendredi c'est permis. Je me permets de me permettre de permettre et... OH !! Dis donc. Tu permets ? Je n'ai pas fini de permettre...








Micky Green - Nothing To Prove
(White T-shirt LP'07)[mp3]

26/08/2010

Luísa Maita ## Neurastézik /107


G
estes précis. Cet air de peste stressée. Petits pas pressés. Tourne tout autour de cette serviette savamment dressée. Sortant le cul. Souhaitant être vue. Je regarde. Elle remarque. Mais continue d'un sourire entendu. Ce qu'elle fait, je connais, c'est tenter d'allumer. Ce que je fais, c'est rester allongé...









Luísa Maita - Lero-Lero (Lero-Lero LP'10)[mp3]

Ice Cube > Drink The Kool-Aid [vidéo]


Tiens ? Le Doughboy de Singleton revient avec un 10ème album, I Am The West, le 28 septembre prochain. Diiingue ça ! Non pas qu'un papy du rap West Coast continue à m'faire tripper, ça, j'ai l'habitude, mais plutôt d'affirmer, en toute humilité, qu'on est la côte ouest. Tranquille. Serein. L'Amérique pleine de certitudes et gonflée aux hormones de confiance dans toute sa splendeur ! Mais bon, comme le micro fume et que ma nuque hoche, je relaie. Vous vous ferez votre propre avis de ce premier singueul', Drink The Kool-Aid, certain ou pas...

25/08/2010

The 20/20 Project ## Neurastézik /106


Bandes de cons. Sur banc de sable. Peu reluisant. Chargé d'humidité. Corps luisants. Sans humilité. On ne bronze pas, on se montre. On se monte. Les uns contre les autres. Ils se mentent. Se racontent aux autres. De leur envie datée. Cette envie d'été. De l'heure qu'il est. C'était. Sur ce potager géant de tissus imprimés...








The 20/20 Project - Explain This
(Employees of the Year EP'10)[mp3]

24/08/2010

Alktraxx ## Neurastézik /105

Hey ! Brice !! Je suis candidat au départ volontaire. Si, si. Pour les Maldives. Comment ça, non-non ? Mais... Comment veux tu que les clients affluent si tu nous proposes uniquement des destinations glauques genre Roumanie ? Ou dangereuses genre Pakistan ? Non, faut être plus sérieux. Proposes donc les Maldives. Tu verras, il y aura beaucoup plus de monde à venir te voir...








Alktraxx - Not Welcome (Propagande LP'10)[mp3]

23/08/2010

Puggy › When You know

Je ne peux pas dire que je sois vraiment fan de Puggy, même si je leur reconnais certaines qualités. Comme à beaucoup de monde.
Il faut reconnaitre que leur rythmique est efficace, un peu gnangnan, mais accrocheuse. Comme je suis un rebel à deux sous, je ne voulais pas en parler. C'est vrai quoi, j'aime pas faire comme tout le monde. Mon côté revêche me pousserait parfois à faire des choses sans le vouloir, simplement par anticonformisme primaire.

Et puis je suis tombé sur le clip, sur ces bulles de multicolores qui explosent. C'est pas une première, je suis bien d'accord. Mais on ne se refait pas. Que veux tu mon ami, j'ai de (la) couleur au fond du coeur pour la vie.


21/08/2010

Pendulum > Slam [video]

Allez, les gens, c'est samedi soir ; Alors, on desserre la cravate et on se lâche un peu là !

Slam est issue de leur 1er disque Hold your color (2005) mais leur 3ème album immersion, déjà acclamé outre-Manche, sera dans les bacs français le 27 septembre 2010.

Cours lapin

Si Lewis Carroll était danois, Alice nous susurrerait en français de tendres mélodies sucrées et les lagomorphes oublieraient le temps qui passe et pourraient gambader sur d'entraînantes lignes de basses et tournoyer sur de douces valses...







Cours Lapin, c'est le nom du groupe et de ce morceau. Leur album Un, deux, trois sera disponible dès le 27 septembre.




+ d'infos sur myspace







Au lieu de ça les lapins, il dorment toute la journée, fument des pétards, jouent au billard et même, il vendent des kebabs !!

Les lapins, c'est vraiment des branleurs...

PRGz ## Neurastézik /104


Tu me regarde et je te recadre. Tu persiste quand je persifle. Tu me souris. Je me soumets. Tu prends ma main. Je prends la fuite. Et tes cris me rappellent ta main, toujours coincée dans la mienne...








PRGz ft. Diplo - Stop N Go (Rocket Fuel EP'10)[mp3]

20/08/2010

Le sample du jour 06• Cher



Oui, je sais, c'était trop facile !




via WhoSampled

Mulatu Astatke ## Neurastézik /103


J'attrapais donc cette main qu'il me tendait. Froide et molle. Non concernée. Elle glissa presque aussitôt de la mienne pour m'indiquer un bureau. Son bureau. D'un doigt flasque. Sans conviction. Si ce n'est l'inavouable envie de remplir ce gobelet que tient sa comparse gauche. De café froid je suppose. Pendant que j'attendrais. J'étais tendu. J'avais besoin de lui dire que je savais être le bilan mais qu'il se devait d'être les compétences...








Mulatu Astatke - The Way To Nice
(Mulatu Steps Ahead LP'10)[mp3]

19/08/2010

Chilly Gonzales :::: Ivory Tower

Chilly Gonzales revient. Enfin. J'aime cet artiste. Ou plutôt cet entertainist comme il se qualifie lui même. Il entend par là la contraction d'entertainer et d'artiste, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça lui va bien !

Mieux ou moins bien qu'un "artiste" ?
Dans mon esprit, c'est positif. Ca signifie qu'il ne se prend pas forcément au sérieux. Qu'il ose, qu'il experimente, fait des tentatives. Album après album, il se renouvelle sans cesse, explore de nouveau territoires. A chaque opus, j'essaie de lire un minimum de choses pour profiter de la surprise. J'aurai aimé attendre jusqu'à la sortie de l'album, mais j'ai vu des clips, je les trouve bien foutus, bien filmés, j'ai envie de les partager. 


Ici, c'est "Fun first !"

Revenons à Gonzales et à sa prod. Des exemples prouvant son éclectisme ?
Pour la faire courte, après avoir tâté le hip hop en mode gangsta' avec The Entertainist, Gonzales s'essaye à la pop de lover sur Soft Power puis revient au piano pur et mélancolique avec Solo Piano. 

Nouvel opus, nouvelle mutation !
On retrouve un Chilly Gonzales joueur d'echec avec des faux airs de Rocky Balboa sur le retour. Il part cette fois ci dans un son electro dance. Je ne suis pa sûr que ce soit son meilleur disque. Il faudra l'écouter pour commencer à se faire une idée. L'album s'appelle Ivory Tower. 

last but not least, un film suivra. Tiga y incarne son frère, Peaches l'artiste visuelle. On retrouvera aussi Feist dans la peau d'une journaliste de la Canadian Chess Cyberchannel. Pour la réalisation, Gonzales s'est tourné vers Adam Traynor, membre de Puppetmastaz...





Deux anciens posts sur Gonzales :
Lors de son passage à France Culture  et pour son record du monde du concert le plus long 

18/08/2010

Biz Markie ## Neurastézik /102


Aujourd'hui, roulant un peu dingo, j'ai failli écraser Bambi. Tout ça à cause d'un mickey. Dans mon nez, j'veux dire. Il m'a regardé comme s'il me manquait une case. Bambi, j'veux dire. Alors j'ai tourné la page. Uh ? J'veux dire, j'ai repris ma route...








Biz Markie ft. Erick Sermon - Not A Freak
(Weekend Warrior LP'03)[mp3]

Oxmo Puccino :::: Le Son Du Jour #324


Aujourd'hui, exemple type de dilemme musical.
Je ne supporte pas ce refrain, mais il va à merveille à ce son que j'adore sur lequel Ox pose un texte génial.
Alors je l'écoute. Et le réécoute…
Je. Et vous ?








Oxmo Puccino - À sens inverse (tiré e l'album L'Arme de Paix)

The Roots :::: Dear God 2.0 ft. Monsters Of Folk

Une fois de plus, The Roots nous propose un veritable film en guise de clip.
Une fois de plus, on reste calé dans notre siège, on monte un peu le son et on active le plein ecran.
Une fois de plus, The Roots ne chronique rien d'extraordinaire mais nous propose au contraire une scénette tout à fait ordinaire au pays de l'oncle Sam.



17/08/2010

Tame Impala :::: Solitude Is Bliss "Modular"

N'en déplaise à Madame Brigitte Bardot, je n'aime pas trop les chiens.



ps : en ce moment, j'ai quelques difficultés à délayer mes idées.
Le groupe sera en concert à Paris Au Nouveau Casino le 26 août.

16/08/2010

6th Sense // "Story of No One"

Bloguer c'est comme pêcher. Chacun son style, sa méthode.
Peu importe la manière, l'important, c'est que ça morde.


Le Festival CrossOver 2010 à Nice

Préparez vos plus belles tongs.
P
our cette édition 2.0 ambitieuse, le festival Crossover étend l’horizon musical vers des contrées encore inexplorées dans ce coin auparavant désolé où la majorité d'MGZ à grandit. Une semaine de mélanges des cultures musicales dans le chaudron du Théâtre de Verdure ou sur les plages niçoises, mais aussi des expositions (inspirées), du clubbing (de qualité), du cinéma (un peu barré)…

Une date ?
Du lundi 23 au samedi 28 aout partout à Nice.

Des noms ?
Paul Kalkbrenner, The Bloody Beetroots Death Crew 77, DJ Koze, Major Lazer (qui m'avaient retourné à Rennes), Boys Noize, Kevin Saunderson, Danton Eeprom, I Am Un Chien (la moitié de Stuck In The Sound), Success (et Mister Eleganz, qu'on aime beaucoup ici), Nasser, Lexicon, Anthony Collins, H-Tenza, Orestt, OneLight, Misty Rabbit…

Des lieux ?
Théâtre de Verdure, Hi-Beach, Florida Beach, Les Collinettes, Bliss Bar, Le Smarties, Le Bar’oc, Le Bar Les 2 Frères...

Au milieu de cette dure semaine, entre bières et concerts, on appréciera facilement une pause pétanque sous les oliviers en dégustant une pissaladière...
Hé… ça donnerait envie de revenir à Nice tout ça !


Donc on dit merci à Panda06, sans qui rien de cela n'existerait… et sans qui la région niçoise serait toujours tellement à la traîne musicalement.

The Black Keys ## Neurastézik /101


Lundi ? Encore ? ... Et l'autre dit quoi ? Jeudi ? Ouh là... Non, je dis que je me méfie des ont dits...








The Black Keys - I'm Not The One (Brothers LP'10)[mp3]


13/08/2010

Cymande ## Neurastézik /100



Bon sang ! Pour ce cent, j'aurais pu faire sans. Mais je ne le sens pas. Aussi vais-je faire avec...








Cymande - Brothers On The Slide
(Cymande LP'72)[mp3]


12/08/2010

Kanye West - POWER

Ca fait 3 jours que je me retiens de poster cette vidéo. Mais les jours passent et j'y pense encore.
Je reviens sur le "clip", le balance en HD sur mon grand ecran et je kif, comme un con.
Je n'ai plus d'autre choix que de l'avouer, il a finalement eu le dessus, j'ai été trop failble, Kanye West m'a tuerrrr

Redman ## Neurastézik /99

En l'attendant dans son bureau modèle, je me mis à observer ce qu'il était. Partout, la même originalité modèle qu'ailleurs. Même photo de la même épouse modèle dans ce cadre modèle sûrement offert par le même gamin modèle. Partout, les mêmes meubles qu'ailleurs. Modèle. Et suédois. Et il arriva. Avec je ne sais quel modèle d'excuses modèles pour professionnel modèle. Qu'il assurait être. Modèle, modèle et mobile. Essoufflé. Et énervant. Et bientôt seul dans ce bureau modèle...








Redman ft. Erick Sermon & Keith Murray - Cosmic Slop (Dare Is A Darkside LP'94)[mp3]

11/08/2010

The Notorious B.I.G ## Neurastézik /98

Tout chez ce mec sent l'after shave. Cette main qu'il me tend. Son sourire. Sa cravate. Même son haleine. En élargissant, je pourrais presque affirmer que tout dans ce bureau en est imprégné. Sans exagérer. Jusqu'à sa façon de penser...
Et cette odeur, c'est Bas De Gamme.








The Notorious B.I.G - The What (Ready To Die LP'94)[mp3]

Tricky :::: Le Son Du Jour #323

Tout frais, tout beau, tout chaud, découvrez le clip de Murder Weapon, le premier titre de prochain album signé Tricky qui sortira le 27 septembre.
Je vous épargne le blabla à deux balles sur l'album et l'artiste expliquant pourquoi il s'accepte de mieux en mieux tant ses "déclarations" sentent bon le wording rébarbatif et consensuel d'un attaché de presse junior.


PLAYLIST AOUT 2010


10/08/2010

The Hives ## Neurastézik /97

Ce connard dû voir que son costume trop cher produisait l'effet escompté. Il m'offre donc un siège et commence d'emblée à me déblatérer son bla-bla terre à terre en rajustant ses boutons de manchettes. Je me dis que son after-shave pue l'apparence. Ce à quoi il ressemble, c'est taillé sur mesure. Ce à quoi il ressemble, c'est puant. Et l'envie me pris de lui tailler un vrai costard...








The Hives - Try It Again (The Black And White Album LP'07)[mp3]

09/08/2010

Tanya Auclair ## Neurastézik /96


C'est marrant à quel point le concept d'épanouissement professionnel devient important le lundi. Ça change beaucoup de celui d'évanouissement personnel du weekend...








Tanya Auclair - Plane Trails (Thrum EP'10)[mp3]

08/08/2010

Andreya Triana > A Town Called Obsolete [vidéo]


Alors là ! Je ne comprends pas pourquoi je suis touché. Mais c'est un fait. Avéré. Peut être est-ce cette modernité surannée. Je ne sais pas trop. Mais je kiffe. Grave. C'est peut être ça, son secret. Peut être qu' ils m'ont eu. Sûrement. J'ai même noté que son opus sort le 23 de ce mois ci. C'est dire ! Mais, à l'écoute de sa voix, ça me passe bien au dessus...

07/08/2010

Dj Shadow & The Automator ## Neurastézik /95

Je lui dit bonsoir. Il me dit oui, c'est pourquoi. Je lui dit Bonsoir. Il me rétorque c'pourquoi. Je lui dit n'importe quoi. Je lui dit au revoir. Il me répond n'importe quoi. Je lui dit quoi. Il me répond au r'voir...








Dj Shadow & The Automator - My Guru
(Bombay The Hard Way : Guns, Cars, and Sitars EP'99)[mp3]

MC Wack :::: Le Son Du Jour #322

A peine levés, certains drogués cliquent, cliquent, cliquent. Pour faire leurs courses ou leurs devoirs, par facilité, ils cliquent, cliquent, cliquent. Pour faire d'la maille, par avidité, d'autres cliquent, cliquent, cliquent. La seconde vie est infestée de requins, pour ne pas te noyer, vazy, clique, clique, clique. Mais nous, on ne vit que de zik, t'as vu, tu connais la clique, clique, clique.








MC Wack - Qui suce, click

La mixtape "Congé Récession" est à télécharger gratuitement sur le site de Wako.

06/08/2010

Ludacris > My Chick Bad [vidéo]


Bon, je ne suis pas du genre à trop suivre l'actualité de ces gros moteurs sur-médiatisés de cette Ricainie populaire, si clean. Mais faut admettre, parfois, Big Brother fait bien son travail. D'ailleurs, à son sujet, Chuck Palahniuk nous dit que "Big Brother ne surveille pas. Il chante et il danse. Il sort des lapins d'un chapeau. Big Brother est tout entier occupé à attirer votre attention à chaque instant, dès que vous êtes éveillé. Il fait en sorte que vous soyez toujours distrait. Il fait en sorte que vous soyez pleinement absorbé". Et justement, je trouvais que ce pur jus de Ludacris (millésime 2010) convenait parfaitement pour illustrer son propos :)

Dee Nasty ## Neurastézik /94


Tu es au courant. Je n'aime pas trop les prises de tête. Même si elles sont électriques. Pourtant, tu me branche toujours, mais je me retrouve sans jus. Comme si ce courant ne passait plus...








Dee Nasty - Erotic Boogie (Paname City rappin' EP'84)[mp3]


Cadeau :::: Surprise

Roooooo ça fait mal !
Ou plutôt, ça fait plaisir !
Non, attends, faut choisir là !! Ca fait mal ou ça fait plaisir !
Le truc c'est que...
Bon, ok, je me calme...

Voilà en fait, putain c'est cool quoi !

Donc, le truc, c'est ça : il y'a quelques jours, je vois passer un tweet d'Eddie Williamson, aka Mlle Eddie.

Vous la connaissez pas ? Elle tient un blog de taré, Le Choix de Mlle Eddie. Elle y poste énormément de choses, news, du son, des playlists monumentales, elle est clairement orienté rock, pointu. Une culture musicale de malade. Et elle se la ramène pas. Enfin, de ce que j'en sais.

Je ne sais plus trop ce que je faisais, j'imagine que je devais bosser, que j'étais concentré sur un truc, mais j'ai pas cliqué sur le lien.

Elle parlait d'une Mixtape.
Sortie en avril et qu'elle avait raté.
D'un bon groupe.
Ricain.
Qui rend un dernier hommage à J Dilla.
Ils viennent de Philadelphie...

Relax, take it easy, enjoy !




Via

05/08/2010

Paco Volume ## Neurastézik /93



Mais oui, je vais bien. Par exemple, je vais bien à la plage. Remarque, je vais bien au travail, aussi. Oui, mais je vais, bienheureux, le nez au vent et les oreilles à ton pépiement...








Paco Volume - Ordinary Life (Manhattan Baby LP'09)[mp3]

04/08/2010

Festival Jazz des cinq continents :::: Live report


Le Festival de Jazz des cinq continents est un évènement incontournable de l'été Marseillais. En effet, il offre au public de la citée phocéenne l'opportunité de voir et d'écouter les plus grands artistes de jazz sous toutes ses formes dans un cadre majestueux qu'est le Palais Longchamp. MyGoodZik a couvert ce festival, déjà pratiqué en off auparavant et vous livre les coups de coeur et les humeurs de ces instants riches en émotions...

Soir 1
L’ouverture du festival se fait exceptionnellement sur le cours d’Estienne D’orves, à proximité immédiate du Vieux Port, en concert gratuit. Magik Malik fait office de tête d’affiche pour cette inauguration des 10 ans du festival. A concert inédit, programmation particulière. En effet, Magic Malik a concocté une soirée, façon orchestre, en association avec les musiciens enseignants et les élèves de la Cité de la Musique.


Après le passage judicieux de la fanfare Sardar Orkestra au sein du public pour chauffer les esprits, voilà que l’ambiance se tasse légèrement avec cette formation inédite. On sent les musiciens crispés, au sein d’une orchestration complexe et difficile d’accès…d’autant plus que le concert est ouvert au public. L’auditoire est donc éclectique.


Notre génialissime flûtiste, ici également chef d’orchestre, n’arrivera pas à faire que la sauce prenne. Malgré les quelques envolées inspirées invitant au voyage, les rotations avisés des musiciens jouant à tour de rôle de la basse, de la guitare ou du piano, je reste sans accroche. Dommage…car j’aime beaucoup ce que propose généralement Magic Malik. Donc l’attention sera de mise pendant la majeure partie du concert avant de savourer une glace maison locale avec délectation…je suis en affection.

Soir 2
De retour au sublime Palais Longchamp, lieu de prédilection pour le festival de jazz, voilà que les festivités débutent avec la contrebassiste et chanteuse originaire de l'Oregon, Esperanza Spalding. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, âgée d’à peine 26 ans, elle est une surdouée dans son domaine. Voyez plutôt : après avoir étudié au Berklee College of Music dès l'âge de 16 ans, elle devient la plus jeune prof de musique de ce haut lieu de formation à 20 ans ! Les tournées débutent alors aux côtés des plus grands noms du jazz moderne (Joe Lovano, Pat Metheny, Michel Camilo, Patti Austin, Regina Carter). En termes de discographie, elle n’est également pas en reste : premier album Juno en 2006, elle a sorti en 2008 son deuxième et dernier opus en date, Esperanza.



L’Amérique et le monde entier la découvre ensuite lorsque Stevie Wonder la réclame pour sa remise du prix Gershwin à la Maison Blanche puis, Barack Obama l’a plébiscitée lors de son entrée en scène pour la cérémonie du Prix Nobel de la Paix. Rien que ça ! Bref, vous aurez compris que nous avons affaire à un phénomène à l’avenir plus que prometteur. Elle se produit avec Dana Hawkins à la batterie, Leonardo Genovese au piano et Ricardo Vogt à la guitare.

Venons en au concert…comment évoqué, Esperanza, outre ses compétences avérées sur son CV, possède un certain charme, une prestance captivante, une classe indéniable (mais le mot aura encore plus de résonance en seconde partie de soirée) et une décontraction déconcertante. Elle débute par quelques excuses sur sa capillarité peu prononcée (contrairement à son habitude) et ses quelques déboires avec lesdits cheveux.

Plaisanterie faite et public in the pocket dès l’entame, Esperanza s’arme de sa tendre et imposante contrebasse afin d’accompagnée sa voix…divine. Prouesses techniques à la basse/contrebasse, maîtrise vocale parfaite (et réciproquement), Esperanza met le feu aux fesses d’un public de jazz assis, pour l’occasion...cette précision est importante tant elle s’apparente à une revendication. Souvent déplacées et parfois gênantes, les demandes de rester assis accompagneront toutes les premières parties du festival, voire les secondes. Lorsque ton corps ne répond plus et que l’envie de danser, swinguer te prennent, ce n’est pas la bourgeoise marseillaise pour sa sortie annuelle qui va te calmer ! Points sur les « i » posés et barres sur les « T » ajustées, reprenons la ligne de base du concert. Le batteur, issu de la fameuse école Berklee College of Music Esperanza enseigne, possède un groove sans pareil. Comment ne pas penser à ?uestove : la coupe, la caisse claire, le groove nous indique que le guru (RIP) des Roots doit être une source d’inspiration pour un Dana fort enjoué.

Tant que je suis à faire des associations hâtives et des raccourcis hasardeux, Esperanza me fait irrémédiablement penser à Meshell Ndegeocello : une femme, à la basse. OK. Certes, mais c’est surtout cette énergie développée, cette joie de distiller sa musique à profusion et ce groove mêlé aux influences multiples dans chacune de ses lignes de basses et charmes vocaux qui nous font voyager loin…très loin. Esperanza est pour moi une découverte en live. Elle joue avec le public en lui faisant répéter des phrasés de scat uniquement réservé à un public averti. Le concert est une réussite et le public, aussi sélectif et critique soit-il (pour cause, voir la deuxième partie) semble entièrement conquis. Plaisir partagé. Une artiste à voir, à écouter et à suivre avec attention.



A peine le temps de la classique pause de rotation de matériel sur scène et d’une pression bien méritée, que le ciel s’assombrit accueillant au Palais un magnifique couché de soleil engageant. Sorte de tapis rouge pour la star qui suit Esperanza sur scène…Al Jarreau.


Agé tout naturellement de 70 ans, Alwyn Lopez Jarreau n’est plus à présenté. Avec ses sept Grammy Awards dont il est le seul chanteur à avoir jamais remporté ces distinctions dans trois catégories différentes (jazz, pop et R&B), et ce, sur quatre décennies différentes (des années 1970 aux années 2000), le nom de cette légende est inscrit dans tous les esprits. Cet homme, intergénérationnel, possède une classe hors norme. Il évoque forcément en vous un sentiment aussi contradictoire puisse-t-il être. Car en effet, cet artiste a fortement sévi lors des années 80 (ces années étant plutôt réputées pour leur extravagance et l’expérimentation que pour la musicalité proposée). Après avoir recalibré l’orthographe des i et des t, il est temps de mettre les pendules à l’heure de 2010.

Arrivé sur scène avec un sourire communicatif remontant jusqu’aux oreilles qu’il gardera jusqu’à la fin du show, Al en impose sérieusement. La cour du Palais Longchamp semble un peu trop étroite pour un hôte de ce calibre…Son band est constitué du directeur musical, saxophone et claviers ou encore homme à tout faire, Joe Turano, du guitariste John Calderon, du batteur Mark Simmons, du bassiste Chris Walker et enfin de Larry Williams aux claviers.

Le niveau, déjà relevé par Esperanza, monte d’un cran. La cour des jeunes prodiges de la première partie a laissé place aux routards du jazz, version lourde cylindrée. Inimitable dans son style, Al Jarreau enchaine les morceaux sous les yeux d’un public ébahi aux oreilles bien tendues et enjouées…roses de plaisir. Puissance vocale, justesse à faire vaciller un diapason, soul et groove dans chacun de ses phrasés (scat !), le maître nous donne un récital de son répertoire avec décontraction, aisance et joie de partager ce moment. Comme cela est réciproque…autant de fraicheur et de jeunesse pour un homme de cette classe et de cet âge…prodigieux !




Le crooner, puisque je me permets de l’ériger à ce rang, reviendra sous la vive demande du public pour une session de rappel qui restera dans les mémoires. En effet, après un très inspiré Take Five produit pendant son set, Al Jarreau va livrer un rappel d’anthologie avec un Summertime accompagné par le magicien Chick Corea… la grâce et le sublime portent bien des noms. Cette version d’un des morceaux les plus beaux et les plus joués dans le monde du jazz, est tout simplement magnifiquement interprétée par ces monstres sacrés. Un autre passage verra Al Jarreau demandé à son imposant et définitivement groovy batteur de bouger son « gros cul » pour y réaliser, bras dessus, bras dessous, au bout d’un seul micro, une session de beat box vs scat improvisée de haute volée, en toute décontraction. Je crois rêver. Beaucoup de choses ont tout à coup pris beaucoup de sens lors de ce concert qui fut incontestablement le concert du festival et l’un de mes concerts les plus marquants…la surprise de prendre une leçon doublée d’une claque, ça vous retourne, je vous assure !

Soir 3
Absence excusée au festival de jazz de Marseille…j’ai un mot, produit par le taulier des arènes de Nîmes ce mercredi, Jamiroquai. Regrets pour autant de ne pas avoir pu voir et écouter le band de Chick Corea et Kenny Garrett avec toutes les pointures prévues sur scène (Roy Haynes, Christian Mc Bride)

Soir 4
Sous un ciel toujours aussi estival, le festival de Jazz des Cinq Continents accueille en ce jeudi le jeune et déjà reconnu trompettiste Ibrahim Maalouf. Du haut de ses 30 ans, Ibrahim débute le concert en toute honnêteté et franchise par un discours, voire une mise en garde sur sa musique, son approche et l’effet procuré en session live. Il accorde donc la possibilité à chacun de quitter les lieux en cas de désagréments sonores avérés ou toute autre forme d’incompatibilité musicale. Avec tout le recul d’un grand, il se permet de discourir et de blaguer, voire taquiner le public venu en nombre (comme chaque soir).

Une fois ce préambule réalisé, Ibrahim se lance tout d’abord en solo, comme pour mieux nous faire pénétrer dans son univers qui s’avère d’une richesse inouïe. Sont-ce ses années d’études au Conservatoire Supérieur de Paris et tous les prix ensuite remportés (3 internationaux, 1 européen, 4 nationaux…), ses 2 albums solo (Diaspora en 2005 et Diachronism en 2009), son pays natal le Liban ou ses rencontres au travers ses multiples collaborations qui ont fait de lui un trompettiste à part ? Surement un peu de tout ça et beaucoup plus !


Entouré de musiciens de haute volée Nenad Gajin à la guitare, Benjamin Molinaro à la basse/contrebasse et Frank Woest piano/batterie, M. Maalouf nous emporte allègrement dans un univers qui est le sien. On y croise des mélodies orientales, des mélancolies vertigineuses, des messages d’espoirs et de joie, des cris, des pleurs, des danses, des méditations…le bruit des vagues, le chant des oiseaux, le souffle du désert, les sillons dans les herbes hautes et fraiches du matin…le film de sa musique tient sur l’écran de notre imaginaire. Parfois bousculé par une houle de guitare saturée version funk-rock, le concert s’apparente vraiment à un mélange éclectique et complémentaire…un mouvement général et gracieux. Un régal. Avec précaution, il s’emploi à embarqué le Palais pour y peindre un décorum varié et florissant. Quelle beauté et richesse musicale, donc d’esprit. Un grand respect, Monsieur.

La suite de la soirée verra se produire le très attendu Richard Bona. Pourquoi cette ferveur ? Cet artiste déjà minot se testait au balafon (natif du Cameroun) puis est venu titillé la guitare pour découvrir l’unique et vénéré Jaco Pastorius et se convertir à la basse en autodidacte. Autant dire que l’approche musicale fut riche. Ensuite, son parcours parisien (Didier Lockwood, Marc Ducret, Manu Dibango, Salif Keita) puis new-yorkais (Michael et Randy Brecker, Pat Metheny, Larry Corryell, Mike Stern, Steve Gadd, Joe Zawinul, Harry Belafonte) en ferait rêver plus d’un. Enfin, Marseille est un peu sa ville. Pour y avoir vécu quelques temps, Richard sera avec humour affirmé et prononcé rendre à Marseille ce que la capitale phocéenne lui a offert. Le grand Bona est entouré d’Etienne Stadwijk au clavier, d’Obed Calvaire à la batterie/percussions, d’Adam Stoler à la guitare et Michael Rodriguez à la trompette. Ses acolytes dénichés aux quatre coins de la planète procurent un jeu sans faille.


La mécanique est plus que rodée et leur permet donc d’apprécier en toute décontraction le lieu, le festival et le public. Sa voix enchante à plus d’un titre. Même si l’approche musicale prend beaucoup moins de sérieux qu’avec Ibrahim, c’est bien que la maîtrise est au rendez-vous. Pour autant, j’avoue que les morceaux typés latino ne sont pas vraiment mes préférés. Tantôt charmeur pour ses dames, parfois haut perché allant chercher sur le haut des cimes des fréquences improbables, souvent suave, il se joue de tous les pièges d’un tel évènement.


Quant à son jeu de basse, il alterne entre volupté, léger slap, walking pour les routards de la guitare à long cou, sweep pour les férus de technique. Sa pédale, génératrice de boucles et achetée à Marseille, lui donnera l’occasion de rassembler ses qualités vocales en solo pour un chant aux loops harmonieuses. Le style employé ? Toujours impeccable, propre et mélodieux. Il assure sans difficulté en y insérant beaucoup d’humanité. Un beau moment.


Soir 5
Avant dernière soirée du festival. L’introduction quotidienne de la soirée est menée par Jean Pelle, programmateur en chef du festival. Le récital commence ce soir avec le groupe formé par le pianiste Yaron Herman aux influences multiples et variées, accompagné d’un saxophoniste ayant fait école avec mon chouchou Steve Coleman. Un rappel sur la qualité du Conservatoire de musique de Marseille, 1er du nom en France, et le concert peut débuter. Les morceaux proposés oscillent en effet dans des contrés à la fois très classiques, tantôt jazz, parfois lancinant avec quelques balades pour agrémenter la prestation et enfin des reprises de Britney (le sulfureux Toxic) ou encore RadioHead (No surprises), voire Nirvana…je vous avoue ne pas avoir succombé aux charmes du quatuor piano/trompette/contrebasse/batterie, même s’il est à noter que la prestation fut de qualité et vécue intensément par les acteurs.

Le public, réceptif, semble apprécier…d’autant plus que le vent, participe activement aux échanges entre les musiciens et le public. En effet, les bourrasques étant de sorties, elles font siffler les oreilles et emportent dans la foule les partitions pourtant bien harnachées aux pupitres des joueurs. Quelques sourires échangés, des partitions envolées et le concert peut suivre son court. Heureusement…Sinon, la notion de récital était de mise. Malgré tout, je trouve ça fade.

Quelques zones de turbulences plus tard, voici les projecteurs en action pour la tombée de la nuit sur le festival. Manu Katché et son band viennent trainer leurs guêtres au Palais. Au tour de Manu de produire son intro, rappelant à l’hôte de ces lieux que les featuring étaient des surprises et que par définition, elles ne peuvent être dévoilées sans perdre une certaine saveur. Pour autant, le passage de Sylvain Luc et de Marion Rampal étaient connus et attendus de tous…donc un partout, balle au centre.


Les photographes se pressent pour trouver l’angle optimum pour shooter Manu entre ces futs et autres cymbales. Je vous assure, pour en avoir fait partie, qu’il ne s’agit pas d’une mince affaire. Le batteur semble serin et prendre un certain plaisir à jouer avec ses acolytes.




Personnellement, le jazz produit n’a pas été à la hauteur des productions auxquelles Manu a déjà participé chez son label préféré EMC. Mais la soirée étant ainsi faite, le groupe nous délivre un jazz plaisant, mais dénué de relief et de mouvement s’apparentant aux variations du jazz. Il ne s’agit là ni d’une expérimentation, ni d’une application scolaire (type ONJ) d’un jazz renouvelé, ni d’une interprétation d’un jazz standardisé…j’assiste à un concert sans saveur, malgré les larges sourires de Manu qui semble plus faire un bœuf avec des potes que de donner une représentation au péril de son jeu. Ca joue bien, ça sonne pas mal, mais pas d’engouement à la clef. Au détour de quelques morceaux, Sylvain Luc fait son apparition forcément remarquée tellement le talent de ce joueur est immense. Quel plaisir de tendre l’oreille lorsqu’il caresse ses cordes au volant de sa Godin et appose avec dextérité sa patte sur les morceaux. Quant à Marion Rampal, l’apparition fut brève, le temps d’un morceau Stay With You. Aucune émotion de mon coté. Donc un aller-retour et on remballe. Lévon Minassian joueur de doudouk fera un passage apprécié pour l’originalité des sonorités produites…mais lorsque le wagon est décroché de la locomotive, autant prendre le premier embranchement et rentrer aux stands. C’est donc un peu déçu que se profile la fin de soirée.

Soir 6
Dernier soir de ce beau festival de jazz de Marseille. Haut lieu de la culture et chargé d’histoire, le Palais Longchamp accueille pour ses dernières vibrations jazzistiques de l’année 2010 une affiche haut en couleur…n’ayons pas peur des mots… haut de gamme annoncé. Le public ne s’y trompe pas. Il est venu en masse ce samedi soir pour voir et écouter les artistes programmés.

La première partie débute avec Bireli Lagrène, son groupe, et son invité Didier Lockwood. Autant dire que ça va swinguer grave à Longchamp. Dernier concert de sa longue tournée Birélie semble en retrait et plutôt diminué. Mais vous ne me ferez pas écrire ce que je ne pense pas, lorsque Bireli fait chanter sa guitare version swing manouche, le jazz se colore instantanément. Radical. Mais avec Didier, c’est encore une autre dimension. Violon bien calé, le légendaire nous propose un jeu magistral et enchanteur. Le grand Lockwood vole alors involontairement la vedette au guitariste de génie. Les Minor Swing et I Got Rhythm sont de plus belles factures…on flirte avec le divin lorsque Didier chausse son violon pour distiller dans tout le Palais un morceau jazz-classique. Splendide. L’adjonction d’une pédale wha-wha, savamment dosée comme d’habitude avec les grandes pointures, donnera d’autres couleurs au prisme musical de la soirée.


Le public sera particulièrement sensible au violoniste et son jeu sans pareil (non, Jean-Luc (Ponty), je ne t’oublie pas !). Pour clore ce beau moment les artistes se prendront au jeu des reprises. Isn’t She Lovely en fera partie…beau clin d’œil à Stevie de passage aux Arènes de Nîmes pour un show mémorable (cf article de MGZ). Avec ces pointures là, c’est un voyage sans détour et sans retour…destination paradis des sens.



Pour redescendre, difficile…mais qui le voudrait ! Pour autant, pas vraiment le choix…toute bonne chose a une fin. Ce moment fut somptueux, riche d’enseignement et tourné vers l’élévation de soi. Pas de chute libre, mais un accompagnement de transition avec Jean Pelle, puis la chauffeuse de salle ‘ricaine pour la présentation de l’homme que l’on ne présente plus…Maceo Parker. Plutôt en forme, le gaillard apparaît tout d’abord aux côtés de ses choristes avant d’entrée en scène, lunettes noirs vissées sur le crâne, vêtu d’un costard taillé sur mesure, la classe.






Show d’intro passé, lunettes remballées, place au concert de Maceo Parker et de son band qu’il ne quitte pas. La place est donnée au fabuleux bassiste Rodney “Skeet” Curtis dont le jeu plongera le public dans un groove puissant et mélodieux. N’est pas le bassiste de Georges Clinton qui veut ! Maceo prendra ensuite le relai avec son sax, sa Soul, son Funk et ses « good ga », « shake ah » et autres « mouv on’ a’ ». Le Palais bouge tout ce qui peut et sa lui va bien…les mines sont enchantées.


Le discours et les tubes s’enchainent avec vigueur, force, conviction et groooove. Quelques allusions et remerciements à son invitation pour un festival de jazz. Maceo est détendu et fait le show. Pour ma part, même si la prestation peut quasiment se calquer d’un concert de Maceo à l’autre, ma préférence va pour sa prestation à Istres (cf. article MGZ). Les remarques restent les mêmes pour le guitariste et le reste du band. Du lourd, du bon, de la Soul-Power en force et un show rodé.

Le festival s’achève avec moult souvenirs. Des coups de cœur, des envols interstellaires, quelques voyages plus rationnels, peu de déception, beaucoup de joie d’avoir passé des moments inédits dans un cadre sensationnel. Je ne pense pas que les 15 000 personnes penseront le contraire. Merci à tous et à l’année prochaine. Une mention spéciale pour Al Jarreau qui a offert au public un instantané de bonheur musical et qui vient de sortir d’une hospitalisation d’urgence à la Timone (Marseille) suite à un malaise alors qu'il devait donner un concert pour Les Enfants du Jazz à Barcelonnette. Il reprend alors sa tournée marathon…prends soin de toi Al, et continue de briller encore parmi nous.